Motown (1969-1973), la soul perd son âme (2è partie)

Publié le par Daniel LESUEUR

Motown (1969-1973), la soul perd son âme (2è partie)

1969, Marvin Gaye au top mondial Avec « I heard it through the grapevine »

Marvin ravit tous les suffrages. Ecrit et composé par Barrett Strong, enregistré une première fois par Smokey Robinson and the Miracles (mais leur version sortira... 30 ans plus tard), puis par les Isley Brothers. Mais il faut attendre 1967 et la version de Gladys Knight and the Pips pour que le titre grimpe au sommet du hit-parade américain, passant néanmoins totalement inaperçu dans le reste du monde. Cette conquête du reste du monde se fera en 1969 grâce à la version de Marvin Gaye, n°1 simultanément en Angleterre et aux Etats-Unis. Creedence Clearwater Revival en délivre une version étirée et langoureuse sur leur album “Cosmos Factory” (1970). En France, on découvre le titre bien plus tard : dans les années 80, l’interprétation de Marvin Gaye sert de support à la publicité pour les jeans Levi’s. Vu à la télé !

On fait du neuf avec du vieux

De nombreuses chansons de Tamla-Motown n’avait pas connu un succès immédiat, mais elles étaient réengistrées quelques temps plus tard par d’autres artistes-maison. C’est le cas de « Ain't No Mountain High Enough” que nous découvrîmes en Europe avec trois ans de retard : Ashford & Simpson composèrent le titre avec l'idée de le faire enregistrer par Dusty Springfield. En fait c'est Tammi Terrell qui l'enregistre, mais sa version reste dans les tiroirs ; c'est en duo avec Marvin Gaye que sort le 45 tours qui se classe 19ème aux USA mais passe totalement inaperçue dans le reste du monde... Reste du monde qui, en 1970, croit donc découvrir une "nouvelle" chanson lorsque Diana la hisse à la première place américaine et 6ème en Angleterre.

En 1970 s’ouvre une ère nouvelle

C’est l’année de la découverte des Jackson Five avec une brochette de hits : « ABC », « I want you back » et « The love you save ». Mais ce qui s’annonçait comme un renouveau est en réalité un début d’éclatement : les principaux artistes (Michael Jackson, Stevie Wonder, Diana Ross) vont voler de leurs propres ailes, fondant leur propre firme ou abandonnant totalement Motown : les millions de disques de michael Jackson étaient sur Epic, par sur Motown. Ce fut vraiment une mauvaise idée de la part de Berry Gordy de quitter Detroit dans le Michigan pour s’installer au soleil de la côte ouest (pour connaître le début de l'histoire de Tamla motown en 7 épisodes, cliquer ICI.

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