La "LEGEND" des Jumeaux KRAY, des bandits qui se croyaient intouchables

Publié le par Daniel LESUEUR

La "LEGEND" des Jumeaux KRAY, des bandits qui se croyaient intouchables

L'histoire des jumeaux KRAY et de leurs méfaits se retrouve dans deux livres, récents : 150 biographies insolites du 20e siècle (cliquer ICI) et dans Sexpionnage à Londres (cliquer ICI).

Nés en 1933, les Londoniens "Reggie" et "Ronny" Kray ont d'abord entamé une carrière de boxeurs et n'ont jamais perdu un seul combat.

Des matches truqués ?

Vedettes locales à 19 ans, ils n’en sont pas moins des malfrats. En 1952, ils sont appelés sous les drapeaux. Leur père était parvenu à déserter pendant la guerre, ils vont suivre son exemple… avec moins de succès. Dès le premier jour de leur incorporation, en effet, ils s’échappent de la caserne après avoir molesté l’agent recruteur. Le lendemain matin ils investissaient la prison militaire. Ils désertent à nouveau, se font reprendre par un flic en faction et le castagnent avant d’être conduits de force à la Tour de Londres où ils sont provisoirement incarcérés avant d’être jugés par une cour martiale. Leur conduite en cellule fut si ignoble qu’ils furent réformés, l’Armée les jugeant indignes de porter l’uniforme.

Avant d’être rendus à la vie civile, ils s’évadèrent encore une fois et, toute une nuit, menèrent grande vie dans un night club de Canterbury, se délectant des cigarillos qu’ils avaient extorqués à leur gardien avant de prendre la poudre d’escampette.

Leurs casiers judiciaires étaient si chargés qu’ils n'avaient plus aucune chance de continuer leur carrière de boxeurs professionnels.

Le banditisme leur ouvrait de nouveaux horizons : racket, agressions à main armée avec leur gang surnommé The Firm…

En 1960, Ronnie purge une peine de dix-huit mois d’emprisonnement ; à sa sortie, il prend la gérance d’une, puis de plusieurs boîtes de nuit où passera tout le gratin de la société anglo-saxonne, des hommes politiques britanniques à l’actrice Diana Dors, sans oublier les artistes américains de passage en Europe (Frank Sinatra, Judy Garland… deux noms qui fleurent bon la drogue et la mafia).

- Les Beatles et les Rolling Stones gouvernaient la pop, Carnaby Street gouvernait le monde de la mode... Et mon frère et moi gouvernions Londres. Putain, on était intouchables... (extrait de My Story, autobiographie de Ronald Kray).

C’était vrai : ils étaient reçus sur les plateaux de télévision, David Bailey les prenait en photo. C’était le bon temps. Leurs méthodes expéditives faisaient école, des businessmen réclamaient leur « protection » pour écraser leurs rivaux (à suivre encliquant ICI).

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