JETHRO TULL (ah ?) à Paris le 17 novembre 2022

Publié le par Les auteurs libres

Premier couac, le « Prog Year Tour » devait ne contenir que des morceaux allant de « Benefit » à « Too old to rock’n’roll… »... mais, bon, peut-on refuser quelques éventuels retours de flamme, non ?

Belles étincelles, justement, de retours de flamme, avec « Song from the wood », « Too old to rock’n’roll…”, “Living in the past”, “Locomotive breath”, « Bourrée » ( seul moment où Anderson s’est tenu sur une seule jambe avec son fameux « jette rotule » !) mais qui n’ont pas suffi à réellement mettre le feu à cette nouvelle mouture du Tull qui a perdu de sa magie avec un Ian Anderson paraissant assez…fatigué pour ne pas dire plus. Tout le monde attendait « Aqualung » et nous y avons eu droit bien sûr mais avec une TROP longue intro (au moins 5 minutes)... Intro qui en a énervé plus d’un ! Quant aux titres joués du dernier album, ils ont été reçus avec respect , sans plus.

Mais ce sont surtout les messages (par vidéos sur écran) que Ian Anderson a voulu faire passer qui semblaient le plus dérangeants. Pour les vieux morceaux, rien de mieux que de nous balancer des clips de ces mêmes morceaux à l’époque où il était jeune et bouillant, ce qui nous a fait penser que peut être il serait temps d’arrêter, et pour les nouveaux morceaux des images d’Hiroshima (genre la bombe c’est pas bien), ou de Poutine, Trump, Reagan et d’autres du même acabit pour nous expliquer que « Bouh !!! les méchants monsieur ».

Et, pour le final, tous les drapeaux du monde qui défilent et terminent dans deux mains qui se serrent pour nous faire comprendre que ce serait tellement beau un monde plein d’amour.

Comme si on le savait pas !!!  Le voila donc à 75 ans en train de nous expliquer la différence entre le bien et le mal. Sachant que son public a une moyenne d’âge d’environ 60 balais (70 en ce qui me concerne. Là on est sorti du domaine du balai pour passer à l'aspirateur connecté EGDF qui évite de faitre autre chose que d'appuyezr sur la touche étoile en cas de pépin) je ne pense pas qu’il ait attendu le 21ème siècle pour qu’on lui dise tout ça !

Bref du grand gnangnan assez inutile. Il est bien fini le temps où il nous offrait ce brûlot musical qu’était « My God ».  Donc toujours assez mégalo le Ian et ne laissant (comme toujours, mais maintenant ça se voit) que très peu de place à ses musiciens.

Et puis comme le disent nombre de ses fans (et j’ai donc vérifié hier soir) « Jethro Tull sans Martin Barre ce n’est plus Jethro Tull ». Jai donc assisté à un concert de Ian Anderson. Et POINT de BARRE.

Didier JANEAULT

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