Une Bonne Addi(c)tion

Publié le par Patrick Bénard

J’ai l’immense joie de faire désormais partie de la bande des joyeux membres du blog des Auteurs libres. Je l’étais déjà avec quelques chroniques livres, je le serai plus fréquemment concernant la chronique cd nouveautés (ou pas). Merci à Daniel Lesueur d’avoir bien voulu m’accueillir.

Tout ça pour dire que je me suis fourré dans un sacré guêpier pour parler honnêtement du dernier album d’un groupe authentique et formidable. Les plus mordus savent déjà que Interpol vient des States et sévissent depuis 2001. Six albums en 17 ans, c’est pas énorme, d’autant que les deux premiers, « Turn on the bright lights » et « Antics », sont des pépites qui ont ramassées les inconditionnels de Joy Division et des Curistes de la période 79 – 82. Un troisième, « Our Love to admire », à oublier si ce n’est trois ou quatre perles dont « Pioneer to the Falls ». Puis deux pépites fantastiques « Interpol » et « El Pintor », impensables alors qu’on les voyait au fond du trou. Entre temps, le bassiste, Carlos Dengler, s’est barré et en tant que pièce maîtresse, on se demandait comment se relever. C’est l’occasion de revenir sur « El Pintor » qui, paradoxalement, est leur meilleur album à ce jour, le plus homogène, avec des titres inoubliables (« All the Rage back Home »).

Et donc voici « Marauder » qui débarque fin août et là, c’est la claque. A savoir qu’une sale baffe sur chaque joue est infligé à l’auditeur et néanmoins fan. A la première écoute, impossible de distinguer un titre plus qu’un autre. La faute à la production, peut-être. Au manque d’inspiration, sans doute aussi. Il faut donc procéder à une deuxième écoute, plus approfondie pour être séduit par « If you really love nothing », « The Rover », « Party’s Over », « It Probably Matters ». Mais il n’y a rien de bien nouveau, une suite de titres qui s’enchaînent comme des compositions faites automatiquement, systématiques, sans relief. On connaît le son d’Interpol et la voix de Paul Banks par cœur mais la sauce ne prend pas. Considérons-le comme « Our Love to admire », soit un intermède pour mieux repartir, même s’il faudra attendre. Et jouons-le sur cette addition à méditer : 2-1+2-1= 2. Ca reste positif quand même.

 

Interpol

Marauder

(Matador Records)

 

Publié dans musique

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