Comme à Jules César, les Gaulois vont-ils lui foutre la pâtée ?

Publié le par Les auteurs libres

Selon Manu Macon, les Français sont des sortes de "Gaulois hostiles aux changements". Et c'est vrai qu'il faut la rouerie d'un Sarko pour transformer le "NON à MAASTRICHT" de 2005 en "OUI" deux ans plus tard. Mais je jeune coq (gaulois) n'a pas l'étoffe de son prédécesseur : même Valeurs actuelles qui, pourtant, serait plutôt dans le camp de n'importe quel président pourvu que ce soit celui des riches, n'est pas tendre pour celui que beaucoup de Gaulois voient déjà dans les poubelles de l'Histoire : Macron plus impopulaire que jamais, écrit le magazine. En résumé, il est au plus bas, mais… peut faire mieux !

Emmanuel Macron est au plus bas, mais creuse encore. Selon un sondage Ifop paru dans le Journal du Dimanche ce 26 août, le chef de l’Etat enregistre une chute de cinq points de sa cote de popularité, passant ainsi de 39% de « satisfaits » en juillet à 34% en août.

Certains, sans le dire ouvertement, pensent que, comme on dit vulgairement, "Macron n'a pas les couilles" d'exprimer directement son mépris aux Français, car il le fait le plus souvent depuis l'étranger. N'est-il pas au courant de l'existence du téléphone ou d'internet ? Ou bien est-il persuadé que, comme la Guyane (cliquer ICI), le Danemark est une île coupée de tout ?

Emmanuel Macron s’est amusé, mercredi 29 août, à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, et les Français, des « Gaulois réfractaires au changement » (lire en entier l'article du Monde en cliquant ici).

Combien de temps roulera-t-il encore des mécaniques face à Astérix ? Pour ce coup-ci, pas bien longtemps : seulement quelques heures après, selon le Fig' mag', il s'écrasait déjà  (Macron plaide un « trait d'humour » et  regrette une polémique sortie de son contexte)… tout en maintenant ses propos avec une fière obstination :

Je l'ai toujours dit, je pense que nous sommes un pays (...) qui n'aime pas les changements, les ajustements permanents

Maintenant, il faut voir si les "changements" sont de bonnes ou de mauvaises choses. C'est là qu'on saura si le Gaulois a tort ou raison, de les refuser, ses changements, à Macon. La lecture du dernier Canard enchaîné est assez édifiante quant à la pagaille dans laquelle patauge le gouvernement : après Benalla, c'est Acte Sud, le report présumé du prélèvement à la source et tout un merdier que même des assoiffés du pouvoir n'accepteraient pas si on leur proposait la place du Mac. Jusqu'à l'ancien ministre Michel SAPIN qui déclare, au sujet du prélèvement à la source, que le "président a peur de la réforme". ce serait un comble, non ? à moins que Macon ait lui aussi du sang gaulois dans les veines

Je suis gaulois et je le reste
Et dans le verbe et dans le geste

Je suis gaulois dans mes colères
Dans mes douceurs et mes prières
J'ai la mémoire de mon espèce
Je suis gaulois et je le reste

 

 

 

Publié dans Société

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