La sensibilité et le désarroi

Publié le par Patrick Bénard

 

Lire le deuxième ouvrage de Salomé Perignon, c’est comme déguster un bon vin qui ne demandait qu’à murir, qu’à s’ouvrir. C’est ce qu’elle fait ici, à travers sa prose, ses poèmes touchants, amoureux, combatifs, convaincants, surtout. Les réflexions intimes aussi qu’elle mène autour de « Camilo », son premier livre comme un coup de poing à l’estomac. L’auteure est une écorchée vive. Chaque mot, chaque phrase est pesée, mis en demeure de ne pas dénaturer la suivante. Il est impossible de ressortir intact après avoir lu ses textes poétiques qui délivrent autant la souffrance que l’amour. Elle s’offre à la contradiction pour mieux cerner ce que représente sa vie. Elle ne fait pas dans la dentelle, même si elle aimerait, mais ne propose pas encore assez de cuir, même si elle le voudrait. Il faudra suivre de près la suite de ses aventures car elle a encore beaucoup de choses à dire et à faire savoir, des doutes et des convictions. Elle va grandir, mûrir et on va l’aimer davantage pour cela, pour sa sensibilité comme pour son désarroi, pour le chaud comme pour l’effroi. Bonne route.

 

Salomé Perignon

Moins de Dentelle et Plus de Cuir

Thebookedition.com – 150 pages – 10 €

 

 

 

Publié dans LIVRES

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