Le Punk mis en quarantaine

Publié le par Patrick BENARD

   On fête les quarante du punk cette année. Quarante ans de « No Future », ça paraît étonnant pour ceux qui ne se prétendaient que de passage. Il vaut mieux donc considérer 1977 comme l’année charnière, celle où tout s’est cristallisé autour d’un mouvement qui ne devait durer que l’espace d’un souffle afin de montrer que la vie n’a pas réellement d’importance ou bien, au contraire, qu’il faut se battre pour (sur)vivre. Christian Eudeline propose de revisiter en 100 albums, beaucoup plus que cette mise en quarantaine. Il remonte le passé et va jusqu’au Seeds en 1966. Est-ce les précurseurs ?... Pas forcément mais il faut bien un début. S’ensuivent le Velvet, bien sûr, les Stooges, Patti Smith. Et puis les choses sérieuses démarrent avec les ravages soniques des Ramones dont vont s’inspirer toute la scène anglaise, à commencer par les Sex Pistols inévitablement puis les Clash, U.K. Subs, les trop éphémères Ruts. Et lentement, certains groupes vont s’aventurer bien plus loi : Joy Division, Siouxsie and the Banshees, Killing Joke, Dead Kennedys, Wire, The Fall and so on… Ca s’appellera, au choix, Post-punk, New Wave, Cold Wave. L’auteur en profite pour glisser The Offspring, Green Day, Sum 41 ou Blink 182 plus douteusement avant de s’atteler aux Strokes, Libertines, The Kills et autres Vaccines, plus récemment. Ce n’est qu’un aperçu de cet ouvrage remarquablement documenté et mis en image. Du côté made in France, Metal Urbain, La Souris Déglinguée, Bérurier Noir et Les Thugs s’en tirent. Moralité : Punk’s not dead.

Christian Eudeline

Punk – Les 100 albums cultes

Gründ – 216 pages – 24,95 €

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