Le lapin de Playboy est orphelin : Hugh Hefner est mort : à 91 ans, trois mariages et un enterrement

Publié le par Daniel LESUEUR

 

     Tout comme la mascotte du magazine Playboy qu'il a fondé fin 1963, Hugh Hefner était un chaud lapin.

Toute sa vie, il a gagné beaucoup d’argent sur le dos et sur d’autres parties du corps de superbes filles. On estime sa fortune à un milliard de dollars. Hugh Hefner a eu des dizaines de maîtresses (que des blondes à forte poitrine) : il avoua avoir couché chaque année, en moyenne, avec onze des douze «playmate du mois». Et en 1971, il avoua sa bisexualité. Mais tout cela fatigue le cœur ; en 1985, après une attaque cardiaque à l‘âge de 59 ans, il prit un peu de distance par rapport à ses activités professionnelles et confia la direction du journal à sa fille Christie à partir de 1988. Par contre, aucun espoir de le voir diminuer sa vie sexuelle débridée : jusqu’à encore récemment il avait jusqu’à sept maîtresses en même temps. En revanche il n’a été, jusqu’à cette année, marié que deux fois : en 1949, et le couple résista dix ans, et en 1989 (à nouveau le couple tint dix ans). A 84 ans, le fondateur du magazine Playboy remit le couvert.

Le réveillon d’un vieux playboy

Une différence d’âge de seulement 60 ans : à 84 ans, le soir du réveillon de Noël, Effner a demandé en mariage sa petite amie Crystal Harris (24 ans, playmate de décembre 2009). "Quand j'ai offert la bague à Crystal, elle s'est effondrée en larmes. C'est le plus heureux Noël de ma vie", a-t-il écrit le lendemain sur sa page Twitter. Elle remplaça dans sa vie, dans son cœur et dans son lit les deux superbes jumelles de 20 ans Kristina et Karissa Shannon (et oui, encore des blondes à forte poitrine).

Retour sur une vie pas vraiment banale…

Un documentaire lui a  été consacré : Hugh Hefner, Playboy, activist and rebel .

Hugh Marston Hefner est né en 1926 à Chicago, la ville du crime . Son crime, à lui, consistera –aux yeux de la loi mais pas à ceux de ses lecteurs- à publier des textes soi-disant obscènes. En 1963 il connaîtra quelques temps la prison pour avoir publié des photos de Jane Mansfield nue (et oui, encore son fantasme des blondes à forte poitrine : Jane était surnommée Le Buste) …

Son magazine n’est pourtant pas un quelconque ramassis de photos de filles dénudées et de nouvelles grivoises. Non seulement il mérite le qualificatif plutôt élogieux de magazine de charme mais encore propose-t-il depuis des décennies des interviews en profondeur dignes de celles que proposera des années plus tard le brillant magazine Rolling Stone . Enfin Playboy ce n’est pas que des magazines, mais aussi des clubs ; des clubs où les filles appelées «bunnies» sont habillées en lapines. Des clubs qu’il ouvrait un peu partout dans le monde, et notamment à Londres:

"En 1966, je me suis rendu à Londres pour l'inauguration du Club Playboy. J'ai eu une vision de l'avenir... La mini jupe venait d'arriver. J'ai vu une nouvelle forme de liberté sexuelle. Je suis rentré à Chicago convaincu que la liberté sexuelle que je défendais depuis longtemps allait arriver aux States".

Une âme charitable

En 1978, Heffner lança une vaste quête parmi ses riches amis afin de restaurer les fameuses lettres H,O,L,L,Y,W,O,O et D qui surplombent et dominent le paradis du cinéma. Il est vrai que, depuis 1923, la prestigieuse décoration de la colline avait pris un sérieux coup de vieux ; à titre personnel Effner paya 27 000 dollars le Y. ça fait cher la lettre !

 

Publié dans PEOPLE, Société, MEDIAS

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