Qui était John GEE ?

Publié le par Daniel LESUEUR

Fin 1968 parut en France un 45 tours qui connut un certain succès, "LOVE STORY" / " A SONG FOR JEFFREY" : le "premier"  - du moins le croyions-nous à l'époque ! - du groupe JETHRO TULL. A moins d'être abonné au Melody maker ou au New Musical Express - et encore aurait-il fallu les lire de la première à la dernière ligne ! - nous ignorions qu'il s'agissait en fait du troisième 45T du groupe (le premier était paru, par erreur, sous le nom de JETHRO TOE).

Le deuxième "vrai" 45t de JETHRO TULL peut être considéré comme un concept single si l'on pense à accoler les deux titres qui le constituent, formant la phrase (sans verbe, désolé !) :

- a song for Jeffrey, one for John Gee.

Il fallut bien des années (enfin, seulement trois, mais à l'époque nous étions jeunes, le temps ne s'étirait pas à la même vitesse qu'aujourd'hui) pour apprendre qui était ce Jeffrey : Jeffrey HAMMOND - HAMMOND, un vieil ami du groupe qu'il n'intégrera qu'en 1971.

  Mais restait mystérieux ce John Gee, dont, en France, on se moquait comme d'une guigne puisqu'on ignorait l'existence du 45 tours qui l'évoquait, en instrumental et en face B. Et pourtant, "One for John Gee" était en revanche sorti en Allemagne et en Italie en plus de la Grande-Bretagne.

Encore aujourd'hui, il est bien difficile de savoir qui était John Gee, mort en 2014 à l'âge de 86 ans. Bon, j'ai cherché pour vous !

John Gee était le gérant du Marquee, club londonien où tous les artistes de talent sont passés un jour ou l'autre. Nous n'en citerons que deux par esprit de facétie : Jethro Tull, en raison de cette chanson (parent pauvre de la discographie du groupe) et les Move qui y enregistrèrent un mini-album en concert la même année que celle de la sortie du 45 tours du Tull (1968).

Dans ROY WOOD SAGA : Brumbeat forever, un livre à paraître fin septembre chez Camion Blanc (référence CB 383), l'auteur Vincent LASSERRE nous conte une anecdote désopilante concernant THE MOVE :

Leur roadie, pour pimenter le show, remplit une télévision de bombes fumigènes. Au cours du final, les engins provoquent un début d'incendie et l'ambiance tourne au blitz, façon Seconde Guerre mondiale. Le manager Tony Secunda voyant tout le parti qu'il peut tirer de l'affaire, se précipite sur un téléphone et en peu de temps, Wardour Street est embouteillée de voitures de pompiers, policiers… et journalistes ! Conséquence immédiate, les Move sont désormais interdits dans ce club : le manager, John Gee, déclare à la presse que « le groupe est allé trop loin » ! Sans doute… Mais il oublie de raconter l'épisode le plus folklorique de ce sinistre, digne d'un sketch de Benny Hill… Quand l'incendie se déclare, John essaie de stopper Carl dans son action destructrice, lorsque celui-ci s'empare de... la moumoute du manager et la jette dans les flammes !

Pour en savoir plus sur John GEE, cliquer ICI.

 

Publié dans musique

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