Hedy LAMARR (deuxième partie)

Publié le par Daniel LESUEUR

Voici la suite de notre article. Pour la première partie, CLIQUER ICI.

Après Paris, un crochet par Londres pour rencontrer Louis B. Mayer qui suggère son pseudonyme en hommage à une actrice américaine disparue en 1926 à l’âge de trente ans et qu’il avait beaucoup admirée, Barbara La Marr. La voilà partie pour Hollywood où, invariablement, on lui proposera des rôles de femme fatale au charme exotique.

Bien qu’elle donnât naissance à deux enfants durant cette période, elle tourna dix-huit films entre 1940 et 1949 ; le plus célèbre reste certainement « Samson et Dalilah », le dernier réalisé par Cecil B. de Mille (« B » n’étant pas l’initiale de Billet).

Une fausse note vint mettre un terme, en 1951, à un parcours jusqu’alors sans faute, sa présence en covedette avec Bob Hope dans « Espionne de mon cœur » (« My Favorite Spy »), un film comique.

Elle s’éloigna dès lors du grand écran mais se passionna pour la mécanique et l’électronique. Elle dépose en 1941 le brevet d’un système baptisé « étalement de spectre » autrement dit, « commutateur de fréquences ». Lamarr apporta une contribution décisive à la victoire des Alliés puis l'invention fut oubliée. Le système était si avancé que la US Navy déclara qu'il était impraticable et considéra avec mépris l'explication que certaines parties fonctionnaient comme le mécanisme d'un piano mécanique (source wikipedia).

Ne tournant plus beaucoup, elle dilapida sa fortune et se retrouva sans le sou.

En 1960, elle est arrêtée pour vol à l'étalage.

En 1966, elle est prise en flagrant délit de vol de produits de beauté dans une grande surface. La beauté… la sienne, surtout, l’obsédait. Elle eut recours à la chirurgie esthétique et le résultat s’avéra calamiteux. Hedy enfin se consacra à la rédaction de ses mémoires, « Ecstasy And Me », l’une des dix autobiographies les plus érotiques de tous les temps, selon le mensuel Playboy. Il est vrai que la dame était chaude bouillante. Elle fut mariée six fois à des hommes qu’on a rapidement oubliés. En revanche, ses amants, innombrables, eux, sont célèbres, de Charlie Chaplin à John Kennedy, de Jean-Pierre Aumont à Robert Capa, de David Niven à Marlon Brando, d’Errol Flynn à Charles Boyer, de George Sanders à Spencer Tracy… A la sortie de cette sulfureuse bio, l’image de l’actrice en prit un sale coup car, pour la société américaine bien pensante, d’aussi nombreuses aventures extraconjugales étaient inacceptables (les anecdotes les plus nauséabondes contenues dans le livre paru en 1967 ont été inventées par son nègre).

Elle se retira définitivement de la vie publique en 1981. Elle mourut en janvier 2000.

Publié dans CINEMA

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