Big L, une radio comme dans les années 60

Publié le par Daniel LESUEUR

Big L, une radio comme dans les années 60

Big L fait revivre la grande époque des radios pirates (1964-1967)

Les collectionneurs de récepteurs le sont pour des raisons évidentes : témoignage des débuts de la radio, rareté ou beauté de l'objet... Mais combien avoueront que leur rêve secret, en manipulant ces objets anciens, est d'en entendre sortir les sons du passé ?

En un mot comme en cent, la nostalgie

Malheureusement, même en changeant les piles de votre transistor des années 60, vous n'entendrez pas Daniel Filipacchi présenter Salut les Copains, pas plus qu'en changeant l'ampoule de l'œil magique de votre T.S.F. vous n'entendriez Saint-Granier ou Geneviève Tabouis, star de la radio des années 30 à 50.

Il faut s'habituer à l'idée, si cruelle soit-elle, que le passé et mort et enterré.

De nombreux sexagénaires ont connu, voire vénéré, les radios pirates britanniques

La naissance de Radio Caroline en 1964 a révolutionné le monde la radio en Europe. Mais c'était trop beau pour durer : le gouvernement britannique légiféra et le 14 août 1967 les bateaux-radio qui inondaient l'Europe de pop music jetèrent leurs disques à la mer, levèrent l'ancre et rentrèrent au port.

Pour Radio Caroline, Radio North Sea International et quelques autres, l'aventure se poursuivit encore quelques années au large de la Hollande mais, les difficultés s'amoncelant, l'esprit pop n'y était plus.

Les années passèrent...

Sans les oublier, les auditeurs se firent une raison. Or depuis une poignée d'années, une station du sud de l'Angleterre, avec un émetteur très puissant (et si vous ne la captez pas sur un récepteur ordinaire, écoutez-la sur internet ou sur le satellite) fait revivre la grande époque des radios pirates. Sauf qu'elle n'est pas pirate, et, en conséquence, ne risque pas d'être interdite.

Elle s'appelle Big L, en souvenir de la station pirate la plus populaire des années 60, Radio-London, qui était parvenue à dépasser Caroline en popularité. Big L, d'ailleurs, se fit appeler Radio-London à ses débuts mais déchanta rapidement car le nom était déjà déposé.

Big L est rétro mais pas passéiste

Big L, à l'opposé des autres radios nostalgiques -et c'est là son originalité- n'est pas totalement rétro mais au contraire furieusement "in", pour reprendre le mot utilisé à l'époque.

Rien de passéiste : l'auditeur est littéralement replongé dans l'esprit sixties, avec jingles d'époque. Il revit l'âge d'or de la radio, comme sur les bateaux-radio il y a quarante-cinq, cinquante ans.

Une programmation diversifiée

L'autre spécificité de Big Lest de posséder la discothèque pop la plus riche de toute l'Europe... et de l'utiliser intelligemment. Le principal reproche que l'on peut faire aux radios rétro est de diffuser trop fréquemment les mêmes tubes usés jusqu'à la corde et, en conséquence, de lasser leurs auditeurs. La devise de Big L, "the heart and soul of rock'n'roll", consiste à diffuser tous les meilleurs titres pop de 1955 à nos jours, même inconnus, pourvu qu'ils soient de qualité. Il s'agit donc d'un voyage rafraîchissant qui rappelle des souvenirs et fait découvrir des pépites. Et bien sûr le site web permet de contacter les animateurs et réécouter les émissions qu'on aurait pu "louper".

Cette station s'adresse essentiellement aux fans de pop music anglo-saxonne

Rares sont les occasions d'y entendre un artiste français (éventuellement Françoise Hardy, mais c'est rare). L'intérêt, pour les auditeurs de l'Hexagone qui n'ont connu que les titres du Top 30, est de découvrir vingt, trente, quarante ou cinquante ans plus tard de fabuleux titres anglais ou américains qui n'ont jamais été diffusés en France. Enfin (et c'est loin d'être négligeable) il y a très peu de publicité, sur Big L ! Voici comment l’écouter en onde moyenne : sur 1395 kHz… Sur internet : www.bigl.co.uk

Publié dans radio

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