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Les chroniques critiques d'Hicks HIGRAIQUE

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Cat Stevens : un nouvel album, une bio et un FB pour les fans français

Publié par Daniel LESUEUR sur 5 Septembre 2017, 15:44pm

Catégories : #musique

en 1970 Un nouvel album, King of a Land dont on peut déjà écouter quelques titres pas mauvais du tout, en CLIQUANT ICI et ICI (pour ne rien vous cacher, j'écoute ces deux titres en boucle depuis un mois et ne m'en suis toujours pas lassé. des pépites, des merveilles !)

 Un nouvel album, donc... et un FACEBOOK (CLIQUER ICI)... et une bio intitulée Cat Stevens le phénix - Un artiste, trois (?) vies  

L'auteur de Lady d'Arbanville (1970) s'était réfugié dans la religion il y a plusieurs décennies...

Grand nom de la pop music de 1967 à 1978, l'artiste eut une révélation. Sur le point de mourir de noyade, il fut sauvé par le Tout-Puissant. Depuis, il le glorifie...

Cat Stevens a consacré une large part de sa vie à son dieu. Il quitta son pays, vendit ses guitares

Pop star romantique

Steven Dimetri Georgiou, jeune Londonien d’origine grecque, est un habitué du hit-parade dès 1967. Mais la vie de pop star a raison de la santé et du psychisme de Cat Stevens. Mal dans sa peau de personnage public adulé, il reconnaît avoir besoin d'être “défoncé” pour monter sur scène et boit une bouteille de cognac par jour. A vingt ans, il tombe victime de la tuberculose.

Une année de clinique transforme le "juke-box ambulant" en artiste folk, romantique à souhait (ses chansons illustreront la bande sonore de "Harold et Maude" en 1971). Il a laissé quelques chansons inoubliables et des albums remarquables.

Lady d'Arbanville

La chanson qui pulvérise les hit-parades à l'été 1970 est dédiée à son ancien amour, une égérie des sixties, Patricia d'Arbanville. New-Yorkaise de mère norvégienne dont le grand-père était français, elle est née en 1951. Dès l’âge de treize ans, elle fréquente les Doors, Jimi Hendrix et Frank Zappa. Elle n’a que seize ans lorsque Andy Warhol lui donne l’un des trois rôles de "Flesh". A Londres, elle devient l’amie du Rolling Stone Mick Jagger, qui lui présente Cat Stevens, qui sortait à peine de l’hôpital. Un amour naît. Mais l'attirance de Patti pour Cat tourne court. L'artiste, torturé, vit dès lors dans un "monde sauvage" ("wild world")...

Wild World : un artiste en proie aux affres de la création

Cat Stevens est en constant progrès. Mais lorsque l'on prend la peine d'écouter ses disques de façon chronologique, on constate qu'il délivre au fil des ans des albums de plus en plus torturés et tendus. Du paisible "Mona Bone Jakon" en 1970 à "Izitso" en 1977, on devine que l'artiste est en permanence sur le fil du rasoir. Entre les deux, des chefs-d'œuvre : les superbes « Teaser and the firecat » (1971), "Catch bull at four" (1972), "Foreigner" (1973), "Buddah And The Chocolate Box" (1974) et "Numbers" (1975).

Adieu l'Angleterre, pour des raisons fiscales

Cat réside de plus en plus fréquemment au Brésil. Mais c’est une plage californienne qui sera fatale à son statut de superstar... En 1977, alors qu’il nageait au large, totalement seul, il prend conscience qu'il n'a plus la force de revenir sur la berge (le titre de son ultime album en tant que Cat Stevens est "Back to earth", 1978) et qu'il va se noyer.

Il implore le Tout-puissant

"Oh Dieu, si tu me sauves, je travaillerai pour toi".

Pour expliquer cette illumination, il raconte qu'à l'âge de quatre ans ses parents l'avaient placé dans une école catholique romaine excessivement stricte, où il resta sept années, et dont il sortit fragilisé, avec une vision minimaliste : la religion d'un côté et le monde de l'autre. Il décide de tout abandonner et se consacre à l'enseignement du Coran ; lorsqu'un chèque de royalties de ses anciens disques arrive, l'argent est réinvesti dans l'école où il prêche.

Des come-back plutôt discrets

En décembre 2006, sous le nom de Yusuf (tout court), il publie un intéressant album, toutefois dépourvu de la fougue et de la magie qui enrobaient ses disques précédents. Une chanson s'en détache : "Don't let me be misunderstood". Il reprend le titre ("Ne me laissez pas incompris", traduction approximative) de façon très personnelle, s'en empare pour en délivrer une version pleine d'émotion.

L'ex-rock star qui vivait en reclus avait repris la route il y a plus de dix ans (le 16 novembre 2012 il était au Zénith à Paris..). Son retour sur scène et sur disque est maintenant scellée, pour notre plus grand plaisir. Pour célébrer l'événement, Dominique GRANDFILS a ouvert un FACEBOOK pour ses fans francophones et à cosigné avec daniel LESUEUR une biographie à paraître chez CAMION BLANC le 1er août

 

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