Le follow-the-bouncing-ball, ancêtre du karaoké

Publié le par Daniel LESUEUR

Qui connaît les follow-the-bouncing-ball Screen Song cartoons ?

Il suffit de traduire pour comprendre de quoi il s‘agit… c’est l’ancêtre du karaoké : des chansons associées à des dessins animés.

Les paroles apparaissent dans le bas de l’écran et une balle surgie de la gauche rebondit sur chaque mot chanté.

Le traitement fut infligé à l’un des grands succès du vingtième siècle, "C'est mon gigolo".

La chanson a été écrite en 1929, immédiatement enregistrée par la chanteuse française réaliste Damia, puis, quelques mois plus tard, par le crooner américain Bing Crosby. Un quart de siècle plus tard (1955), le swinguant Louis Prima l’enregistre en pot-pourri (I’m Just A Gigolo) et un obtient un succès discret mais durable.

En 1960, Henri Salvador l'inscrit à son répertoire.

En 1978, la chanson est interprétée par Marlene Dietrich dans le film "Just A Gigolo", dont l'acteur principal n'est autre que David Bowie.

Carlos, le chanteur terroriste, en fait «Je suis un rigolo » en 1981.

David Lee Roth, du groupe Van Halen, l’enregistre à son tour en 1985.

Quant à Irène Bordoni, elle apparaît dans un Betty Boop pour un dessin animé follow-the-bouncing-ball, et chante « C’est mon gigolo », en français et en anglais (le document complet dure 8 minutes, la "baballe à chanter" arrive vers 5 minutes 30). C'était en 1932… cliquez ICI pour vous régaler de ce document

Le follow-the-bouncing-ball, ancêtre du karaoké

Publié dans musique, CINEMA

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