Il y a 50 ans... Mademoiselle Age Tendre

Publié le par Daniel LESUEUR

Il y a cinquante ans naissait «Mademoiselle Age Tendre», petite sœur de «Salut Les Copains» ; à sa sortie (1964) M.A.T. n’avait encore aucune conscience des bouleversements qu’allait connaître la société française quatre ans plus tard.

Les majuscules s’imposent : au kiosque, on demandait M.A.T.

M.A.T. et S.L.C… Deux magazines qui ont fait partie de nos vies… et qu’on n’est pas prêts à oublier.

Tout a commencé en 1959 lorsque Daniel Filipacchi, à la radio, a inventé Salut les Copains. Vu le succès de l’émission, en 1962, il créa, sans trop y croire, un magazine portant le même titre. Le succès fut au rendez-vous : un million d’exemplaires vendus chaque mois. Le premier numéro portait Johnny Hallyday en couverture. Et comme il n’était pas macho, brother Daniel, comme on le surnommait, inventa le même journal, mais cette fois à destination du public féminin.

C’était en 1964...

A l’époque, toutes les filles voulaient ressembler à «Sylvie» (Vartan, évidemment), à «Françoise» (Hardy, bien sûr) ou à France Gall. A Sheila, c’était plus rare… ou alors on ne les fréquentait pas !

En couverture du N°1 de M.A.T. (automne 1964) c’est France Gall qui fait la «couv’». C’était parti pour une longue série…

Dix ans tout rond

Automne 1964, hiver 1974 : M.A.T. aura existé dix ans, soit au total 121 numéros, aujourd’hui recherchés (mais pas autant que ceux de S.L.C.).

A qui s’adressait M.A.T.?

Fin stratège, Daniel Filipacchi s’était aperçu que S.L.C. était, presque pour moitié, acheté par des filles. En poussant plus loin l’investigation, il en vint à sortir le premier magazine de mode people français à destination des adolescentes. Et par son contenu (en partie, des interviews sur les Idoles des jeunes), Daniel faisait coup double car, en conséquence, des garçons en venaient, eux aussi, à acheter M.A.T. pour acquérir, qui une interview de Johnny, qui des photos rares des Beatles. Bon, bien sûr, au kiosque, on faisait le malin : «Ah, et je vais prendre aussi M.A.T., pour ma sœur». Le bel alibi !

C’était l’Age d’or de la presse, le papier n’était pas très cher, et la main d’œuvre non plus, le journal était imprimé en France et coûtait 1,50 franc, comme S.L.C. Eut-il été plus coûteux que nous les aurions gardés précieusement, peut-être même fait relier. A la place de ça, on les paye aujourd’hui 10€ pièce… quand c’est pas 50 ou 100€ pour un numéro rare. Une «jeune fille des sixties» qui, bien qu’aujourd’hui quinquagénaire ou sexagénaire, aimerait bien retrouver sa collec’ de jadis.

Il y a 50 ans... Mademoiselle Age Tendre
Il y a 50 ans... Mademoiselle Age Tendre
Il y a 50 ans... Mademoiselle Age Tendre

Publié dans MEDIAS, Société et modes

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