Christine de Pisan

Publié le par Daniel Hubinon

Christine de Pisan

La première militante pour les droits de la femme, philosophe, poétesse, moraliste, féministe, un parcours en avance sur son temps.

Naissance à Venise en 1364, son père, Tomasso da Pizzano est astrologue et médecin, sa mère est fille du médecin Tomasso Mondini.

Son père devient médecin à la cour de Charles V en 1368, à Paris elle aura accès à l’éducation des jeunes filles nobles et suivra les cours que son père dispense à ses deux frères.

Avide de connaissances elle étudie:

Grammaire, dialectique, astronomie, arithmétique, géométrie, musique, l’histoire, la philosophie, la mythologie.

Elle parle l’italien, le français et le latin, une exception à une époque ou l'éducation plus élitiste est essentiellement réservée au sexe fort.

La majorité des filles reçoivent un enseignement de leur mère: filage, broderie, cuisine et tout ce qui concerne la religion. (1)

En 1379 elle épouse Etienne de Castel (notaire royal), dont elle aura trois enfants.

En 1389 son père et son mari décèdent.

Sa situation financière est critique, Etienne n’avait pas grandes ressources et ne lui laisse rien.

A 25 ans elle est veuve avec à sa charge trois enfants, sa mère, ses frères et une nièce.

Pour faire face à ses dettes elle opte pour l'écriture.

Elle propose ses poèmes et écrits aux riches et s’impose par son intelligence, son talent et son charme.

Pièces lyriques et ballades vont connaitre le succès elle rédige également des études philosophiques, politiques, morales, et militaires.

Militant en faveur des femmes en littérature Christine n'est pas féministe avant la lettre, si elle prône une éducation égale pour les filles et les garçons en même temps elle réalise le destin de la femme dans le mariage.

Protégée de Charles VI (Charles V meurt en 1380) et d'Isabeau de Bavière, elle produit une oeuvre abondante et variée qui lui assure la notoriété.

Citons entre autres:

l'Épître à Isabeau de Bavière.

Lamentation sur les maux de la France.

le Livre des faits d'armes et de chevalerie.

les Sept Psaumes allégorisés.

Son obstination lui confère l’admiration des philosophes comme Jean de Gerson, chancelier de l'université de Paris.

Jacques Roubaud dira:

"Elle a atteint les sommets dans l'art de la ballade, elle est d'une originalité remarquable".

La vie à Paris devient difficile avec le conflit entre Armagnacs et Bourguignons, en 1418 elle part pour à l'abbaye de Poissy, ou sa fille Maria y est religieuse.

Son dernier écrit est un hommage à la pucelle d’Orléans "le Ditié de Jehanne d’Arc".

http://crm.revues.org/2472

Elle meurt en 1430 nous laissant une œuvre remarquable et d'avant garde.

(1) L’enseignement supérieur ne s’ouvrira aux femmes qu’en 1861 avec Julie-Victoire Daubié bachelière à la Faculté des lettres de Lyon, celle de Paris lui avait fermé ses portes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Julie-Victoire_Daubié

Sources et références:

http://www.britannica.com/EBchecked/topic/115672/Christine-de-Pisan

http://pizanandtherenaissancewoman.blogspot.be/2012_12_01_archive.html

http://www.encyclopedia.com/topic/Christine_de_Pisan.aspx

Christine de Pisan
Christine de Pisan
Christine de Pisan

Publié dans Femmes dans l'histoire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article