Elle avait eu 100 ans le 1er mai... inoubliable Danielle Darrieux !

Publié le par Daniel LESUEUR

  Née le 1er mai 1917, cette gentille Bordelaise tourne pour la première fois à l'âge de quatorze ans ; elle est l'héroïne de la version française du film multilingue « Le Bal » (Der Ball, de l'Autrichien Wilhelm Thiele, 1931). Thiele avait produit l'année précédente « Le Chemin du paradis » dans la version française duquel il avait conservé Lilian Harvey. Cette fois, il a trouvé, en la personne de Danielle Darrieux, sa Lilian Harvey française, et il a fait mouche, car elle devient immédiatement l'actrice préférée des Français, au moins selon les Américains, qui la surnomment the Rage of Paris (la Coqueluche de Paris), titre de l’un des films qu’elle tourna en 1938.

Le fait d'épouser le brillant réalisateur Henri Decoin n'est pas étranger à la pertinence du choix de ses rôles. Ils divorcent en 1942. A partir de 1950, Danielle devient la muse de Max Ophüls. Jusqu'à tout récemment, sa carrière d'actrice reste prodigieuse ; la chanteuse, en revanche, reste en retrait, malgré le succès de « La Crise est finie » (1934).

La crise est finie

Emile Coué (1857-1926) avait inventé une méthode d'autosuggestion très à la mode ; elle se trouve appliquée à plein régime dans ce film car la réalité est toute autre. Les Français se forcent à y croire, se ruant en masse dans les salles obscures pour visionner cette assez médiocre pellicule. Danielle Darrieux tire les marrons du feu avec la chanson-titre. Mais le film de Siodmak ne constitue pas, on en est loin, une étape importante dans sa carrière d’actrice.

DD bien avant BB !

Elle fut adulée longtemps avant Bardot grâce à des films prestigieux : « Mayerling » (1936), « Premier rendez-vous » (1941), « La Ronde » (1950), « La Vérité sur Bébé Donge » et « Le Plaisir » (1952), « Madame de… » (1953), « Le Rouge et le noir » (1954). A partir de là, sans parler de réel déclin, ses apparitions se font moins marquantes. Cent films au compteur ! Soyons précis : 113 exactement… (derniers rôles marquants, « Huit Femmes » de François Ozon en 2001 et, bien sûr, en 2010, « Pièce montée »).

 

Publié dans CINEMA, PEOPLE

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