Comment le Code de moralité du cinéma américain ruina un chef-d'oeuvre de Fritz Lang

Publié le par Daniel LESUEUR

 Le terme "film noir" a plus ou moins été inventé en 1946 par des magazines français à la sortie (tardive, en raison de la guerre : les films anglo-saxons étaient interdits en France depuis mi-1942) de La Femme au portrait

Joan Bennett (1910 – 1990) est inoubliable dans le film de Fritz Lang The Woman In The Window (La Femme au portrait). Edward G. Robinson l'est tout autant. Ce film de 99 minutes nous fait passer 95 minutes fabuleuses... et la fin fout tout par terre ! Ces abrutis d'Américains, avant d'empêcher Lucky Luke de fumer la cigarette et de propager leur connerie à la terre entière, n'auraient pas autorisé le script original : le suicide du professeur. Alors pour éviter les foudres de la censure, Fritz Lang a eu recours à l'un des artifices les plus crétins de toute l'histoire du cinéma : dans la scène finale, le héros se réveille en sursaut. Tout le film qui venait de nous passionner n'était qu'un cauchemar.

Synopsis

Alors qu'il se rend dans son club, le professeur Richard Wanley tombe sur un tableau représentant une femme. Il est fasciné par cette œuvre, et surtout par le modèle, qu'il rencontre justement quelques instants plus tard. Au milieu d'une de leurs discussions, un homme arrive qui, à la vue de l'enseignant, est pris d'une terrible colère : il se jette sur Wanley, qu'il tente d'étrangler. Alice passe alors à Richard des ciseaux, avec lesquels il tue son agresseur.

Après ce crime, le couple ne sait que faire du cadavre, mais décide finalement de cacher dans les bois le corps de ce mystérieux personnage, qui se trouve être finalement celui d'un des plus grands patrons des Etats-Unis. Si vous préferez la version en français, cliquez ICI. Et... Cliquer ICI pour voir cette merveille en VO.

 

Publié dans CINEMA

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