"PISSE AND LOVE" (les Rolling Stones)

Publié le par Daniel LESUEUR

    Les Stones avaient un besoin (naturel) à satisfaire... CHOQUER, pour le plus grand plaisir de leur manager Andrew Loog Oldham : ça faisait de la publicité gratuite !

Un ridicule incident au sortir d’un concert n’aurait pas mérité de faire couler autant d’encre…

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Le 23 juillet 1965, le chauffeur de la Daimler qui conduisait les artistes arrêta son véhicule devant une station-service londonienne de Romford Road. Selon Charles Keeley, le gérant, « un monstre à la chevelure hirsute –c’était Bill Wyman- descendit du véhicule et, avec un langage dégoûtant, demanda s’il pouvait utiliser les toilettes ». Le patron lui répondit sèchement qu’elles étaient hors d’usage et refusa en outre au jeune homme d’utiliser celles réservées au personnel. A la suite de cela, mais toujours selon Charles Keeley, huit ou neuf jeunes, des filles et des gars dont Mick et Brian, descendirent du véhicule, bousculèrent le boss pour pouvoir quand même passer, argumentant qu’ils « pissaient où ils voulaient ». Ce qu’ils firent, sur le mur de la station-service et qui eut pour conséquence d’énerver le patron. Enerver grave… au point d’alerter les autorités.

Voici la version des faits telle que rapportée par le premier concerné, à savoir Wyman :

  • Nous nous sommes effectivement arrêtés pour utiliser les toilettes. A peine avais-je posé la question au patron qu’il m’a répondu, tout énervé : « Il n’y a pas de toilettes. Vous ne pouvez pas les utiliser ». Alors on a uriné à l’extérieur, sur un mur. Tout de suite après, on se faisait arrêter. On a dû passer en jugement pour avoir uriné dans la cour de la station-service, pour avoir proféré des jurons et tout ça !

Ainsi donc ces trois voyous de Mick, Bill et Brian avaient été arrêtés (c’était la première fois mais pas la dernière). Reconnus coupables d’un crime odieux ( !), la presse aller se déchaîner contre eux jusqu’au jugement qui devait être rendu le 22 juillet. Un pétard mouillé : la cour les condamna chacun à une amende de… 3 livres ! L’action en justice avait été intentée par les plaignants, monsieur Keeley, le gérant, et Eric Lavender, un client de la station-service. Pour leur sécurité, leurs adresses respectives ne furent pas communiquées à l’adresse : « On sait jamais, avec les fans des Stones ! ».

1968 : Beggar's Banquet

Ce fameux « banquet de clochards » devait sortir sous une ignoble pochette représentant des toilettes publiques constellées de graffiti. Véto de la firme de Decca, et l’album sort sous pochette blanche… très semblable à celle des Beatles au même moment (le « Double Blanc »).

Ce ne fut pas la seule pochette de disque à problèmes : cliquer ICI pour en voir d'autres.

Publié dans musique, PEOPLE

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