Barbara Stanwyck sur FR3 ce dimanche soir : un film de 1933, Baby Face / Liliane

Publié le par Daniel LESUEUR

Barbara Stanwyck sur FR3 ce dimanche soir : un film de 1933, Baby Face / Liliane

FR3 diffuse ce dimanche soir un film de 1933, Baby Face, intitulé en France Liliane avec Barbara Stanwyck en vedette.

Ruby Catherine Stevens dite Barbara Stanwyck (1907 – 1990) eut son lot de malheur(s) dès son plus jeune âge : New-Yorkaise d'ascendance écossaise et irlandaise, elle naît dans un milieu pauvre. Elle n’a que quatre ans lorsque sa mère meurt accidentellement, poussée par un ivrogne à la sortie d’un tramway. Deux semaines après les funérailles, son père part travailler à la construction du canal de Panama et ne donnera plus signe de vie (en manque de père, elle épousera en 1928 l'acteur Franck Fay, de dix ans son aîné). Ruby, cadette de cinq enfants, est dès lors élevée par sa sœur aînée et par des familles d’accueil. Elle commence dès l’adolescence à travailler, notamment comme emballeuse puis comme standardiste (source wikipedia).

À quinze ans, elle subit un avortement qui tourne mal, et, définitivement, elle ne pourra pas avoir d'enfant.

Comme beaucoup d'actrices américaines, elle va faire ses débuts aux Ziegfeld Follies ; elle n'a alors que seize ans. Son impresario considérant que Ruby Stevens, son véritable nom, faisait trop « pute » (enfin, on dira plutôt entraîneuse ou strip-teaseuse!), il la baptise Barbara Stanwyck.

Avant de se marier, elle vit une douloureuse histoire d'amour avec l'acteur Rex Cherryman, marié et père de famille, ce qui ne l'empêche pas de planifier un voyage à Paris avec Barbara ; déjà gravement malade au départ de New York, il mourra en arrivant au Havre. Il avait 31 ans.

Déjà réputée sur les planches, Barbara tourne son premier film muet, Broadway Nights (1927). Un échec, pour elle : alors qu'elle était promue pour le rôle principal, elle se voit reléguer au rôle de potiche car elle était incapable de pleurer à commande. Elle n'aura guère plus de succès en 1929 avec les deux suivants, parlants ceux-là : The Locked Door et Mexicali Rose. Mais tout va changer à partir du moment où Frank Capra l'aura choisie pour Ladies Of Leisure (1930). Et pourtant, au début, il disait d'elle que ce n'était « pas une femme, mais un porc-épic ». Finalement, il la fera encore tourner plusieurs fois (Amour défendu en 1932, La Grande Muraille en 1933 et surtout Meet John Doe / L'Homme de la rue, 1941, avec Gary Cooper).

Ses films à succès sont dès lors si nombreux qu'au milieu des années 40, elle est indiscutablement l'actrice américaine la mieux payée. Entre-temps (en 1936), elle eut une liaison, davantage professionnelle qu'amoureuse, avec le célèbre acteur Robert Taylor. Dans le but de dissimuler le lesbianisme de Barbara, le milieu hollywoodien, en 1939, les obligea à se marier, ce dont ils n'avaient guère envie. D'ailleurs ils divorcèrent en 1950.

Sa prochaine véritable histoire d'amour, Barbara la vivra avec le jeune Robert Wagner (il a 22 ans, elle en a 45).

Publié dans CINEMA

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