Les Clash, têtes d'affiche du punk

Publié le par Daniel LESUEUR

Les Clash, têtes d'affiche du punk

"1977" est le titre d'une chanson extraite du premier 33 tours du groupe britannique Clash. Les paroles disent à peu près ceci :

"En 1977, qu'on ne nous parle plus des Beatles, des Rolling Stones ou d'Elvis".

Or Elvis meurt peu de temps après. Il n'en fallait pas plus pour attiser la haine que leur portaient déjà les rockers purs et durs. Mais au moins parle-t-on du groupe, et au bon moment. Car, après le triomphe (au moins médiatique) des Sex Pistols, toutes les compagnies discographiques recherchent "leur" groupe à scandale.

Clash signifie "chaos"

Joe strummer officiait dans un groupe, les "101'ers" (prononcez oine-o-oineurs). Il se joint à Mick Jones,Paul Simonon et Topper Headon, qui ont les "gueules" de l'emploi... Il fuit alors ses anciens potes et son ancien squatt , trop babas, et radicalise sa musique et son message.

Moyenne d'âge de ces jeunes Londoniens : moins de vingt-cinq ans.

Il décident de s'appeler désormais Clash ; il n'en fallait pas plus pour leur faire obtenir un contrat discographique. Mais leur rock primaire, violent et anarchique ne génère pas des ventes mirobolantes. Logique : les radios refusent de passer leur premier et leur deuxième disques... et les Clash, quant à eux, refusent de passer dans la moindre émission de télé. Le troisième, en revanche, bat des records.

A quoi les Clash doivent-ils un engouement si soudain ?

Sans doute à la qualité du disque "London Calling", mais également à une idée de marketing prodigieuse pour l'époque, puisqu'il s'agit d'un double 33 tours... vendu pour le prix d'un seul. Clash enfoncera le clou avec "Sandinista" qui sera, lui, triple, et vendu pour le prix d'un double. Leur maison de disque rechignant à casser les prix, les artistes s'engagent à ne réclamer leurs droits d'auteurs qu'à partir du moment où la firme aura remboursé ses frais de fabrication. En 1982, le groupe se sépare, laissant derrière lui une poignée de hits indémodables : "The Magnificent Seven", "Rock The Cashbah", "White Riot", "London's Burning".

Un tout petit peu moins subversif (et donc un tout petit peu moins connu) que les Sex Pistols, Clash restera néanmoins le grand groupe de la fin des seventies... puisque les Pistols n'existaient déjà plus ! 

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PhilK 12/05/2016 16:59

De plus Clash a toujours su composer des morceaux (des hymnes rock que le public aime chanter) et contrairement à beaucoup d'autres, ils ont considérablement fait évoluer leur musique d'année en année en puisant aux meilleures sources et en trouvant rapidement une identité propre..Plus qu'un groupe, ils ont construit une légende basée sur un archétype de "rockers rebelles aventuriers" modernes et non dénués d'intelligence ,qu'ils ont su renouveller et incarner à merveille à la mode77 et dans les 80's.....