Biographie de William SHELLER établie au printemps 1976 (deuxième partie)

Publié le par Daniel LESUEUR

Biographie de William SHELLER établie au printemps 1976 (deuxième partie)

Après toutes les différentes galères relatées dans notre article précédent, William apparaît comme un touche-à-tout de génie, il rencontre, tout-à-fait par hasard, Alain Suzan, responsable à l'époque du groupe Alice qui était un des plus intéressants du moment. Au cours de la discussion jaillit l'idée qu'il pourrait être intéressant d'associer ce groupe électrique à la culture classique de William. Alice étant un groupe sérieux dont les membres se connaissent bien tout en sachant leurs possibilités respectives, l'équipe s'enferme dans un studio.

Outre William et Alain Suzan à la basse, on trouve alors Luc Bertin, qui tient le piano lorsque William n'en joue pas, Alain Weiss, batteur, Slim Batteux et Ian Jelf (guitares) et, pour terminer, Greg McGregor au saxophone (au passage, j'espère que vous avez remarqué son intervention très «late fifties» dans le nouveau simple de William : «C'est comme dans un vieux rock'n'roll».

Bref, les musiciens travaillent d'arrache-pied à la préparation de ce premier album qui sera, on le ressent déjà, un événement pour la scène française. Sabrina Lory prête son concours pour les choeurs.

La méthode de travail de William consiste à se concentrer au maximum sur la musique et les arrangements, les paroles étant griffonnées rapidement selon les images évoquées par les sons, les arrangements.

William reconnaît avoir composé «Rock'n'Dollars» en un temps record. Et, comme par enchantement, c'est celle-là qui deviendra LE tube de l'année. Ironie du sort, car William me confie ne pas trop aimer cette chanson par rapport à d'autres qu'il adorait et qui n'ont pas attiré l'attention du grand public.

Du jour au lendemain, William se retrouve au premier plan, pop star sans vraiment l'avoir voulu. Sa chanson passe sans arrêt sur toutes les stations de radio (elle sera même reprise pour une publicité de jus de fruit pour la télé, il y a de cela seulement trois mois!) Mais il ne faut pas s'y tromper : William ne semble pas désireux de faire une carrière de faiseur de tubes.

Il est avant tout compositeur et arrangeur. Il n'y a donc pas vraiment de raison pour qu'il change du jour au lendemain. Cela se ressent, de toutes façons, à l'écoute de certains morceaux du premier album, que ce soit «La maison de Mara», «Comme je m'ennuie de toi» ou «Savez-vous?». C'est d'ailleurs vers ce style que tend la musique de William dont la nouvelle orientation se dessine dès ce second album chez Phonogram.

Publié dans musique, PEOPLE

Commenter cet article