GIRLS' POWER

Publié le par Daniel LESUEUR

GIRLS' POWER

GIRLS' POWER (cliquer ICI) : le monde du disque dominé par des artistes féminines

De Madonna à Lady GaGa en passant par Whitney Houston, en 25 ans le show business a basculé. Dans les entreprises, à travail égal, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. Il n’en va pas de même dans le monde de la musique populaire, un milieu horriblement macho à ses débuts...

Les premiers groupes musicaux féminins virent le jour pendant la Seconde Guerre mondiale pour la simple et bonne raison que les hommes étaient à la guerre. Une fois revenus du front, ils renvoyèrent les filles à leurs fourneaux et l'on oublia ces femmes talentueuses (heureusement, des documents ont subsisté, notamment un court film de la batteuse Viola Smith et de son groupe les Coquettes (cliquez ICI).

Sexe, drogue, vitesse, violence et toutes formes d’excès…

Elles n’allaient tout de même pas se priver de tels plaisirs, laisser à l’homme de tels privilèges.

Via la scène, le disque et enfin le clip, le sexe faible a investi le monde du jazz, du blues, du rock, de la chanson traditionnelle (voyez le succès planétaire de Céline Dion), de la soul et du rap. Et ça s’est fait sans revendication, sans manifestation, sans la moindre intervention d’un quelconque syndicat de rockeuses, avec panache (Kate Bush) ou avec impertinence (Madonna), en douceur (Diana Ross) ou dans la violence (la vie de Tina Turner fut longtemps un calvaire). Certaines y ont perdu la vie, d’Edith Piaf à Whitney Houston, de Janis Joplin à Amy Winehouse. Perdu la vie, mais laissé un nom…

Place aux suffragettes de la chanson !

L’esprit rock existait avant le rock lui-même. Ce n’est pas le rock qui a engendré la rock’n’roll attitude, mais plutôt le star system. L’extravagance, la débauche et la démesure, durant des millénaires, avaient été les privilèges des riches et des puissants. Mais avec la multiplication des médias, cette façon de vivre, jusqu’alors inconnue, séduisit le vulgaire quidam. Dès lors, comment pouvoir en jouir… et rapidement, sinon par le rock ? Qu’en quelques mois seulement un modeste camionneur devînt le King était-il possible par le truchement de la littérature, de la sculpture ou de la peinture ? Difficile ! Seul le rock, avec ses paroles outrancières et ses rythmes hystériques, permettait de se faire un nom en deux minutes et trente secondes. Une fois la preuve établie, ça irait encore plus vite :

« Le disco est le degré zéro de la musique, mais le chemin le plus rapide vers la célébrité » (Amanda Lear, 1978).

Durant des lustres, le rock resta chasse gardée

Lorsqu’une rockeuse accédait au hit-parade, il était bien rare qu’elle y reste ou qu’elle y retourne. Un nombre impressionnant de chanteuses américaines, en solo ou en groupe, n’eurent en tout et pour tout qu’un seul tube. Elles sont ce qu’on appelle des One hit wonders. Les premières à véritablement s’approprier le pop rock et non plus le rock’n’roll, le blues ou la country, de manière durable et non pas l’espace d’un ou deux tubes, furent, à plusieurs, les Supremes (quoi qu’on devinât dès le début que Diana Ross s’extrairait du trio et planterait ses copines), et individuellement Janis Joplin et Grace Slick car elles étaient de toute évidence « accompagnées par » (respectivement, Big Brother and the Holding Company et Jefferson Airplane). Pour en savoir plus, cliquer ICI.

Publié dans musique, MEDIAS

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