Enfin un livre sur PROCOL HARUM !

Publié le par Les auteurs libres

Enfin un livre sur PROCOL HARUM !

Louons Didier Delinotte d'éviter les sentiers battus ! Tandis que pleuvent les livres sur les Beatles, les Rolling Stones ou David Bowie, Delinotte, sans chercher les effets de mod voire de mode, scrute à la loupe les agissements et bienfaits des grands groupes des sixties qu'on aurait parfois tendance à un peu oublier (et c'est impardonnable!) : de l'autre côté de l'Atlantique, les Byrds ; plus près de nous les Kinks (deux livres à paraître sous peu), les Pretty Things (vient de paraître : cliquer ICI) et PROCOL HARUM (vient de paraître : cliquer ICI). L'occasion pour nous, sur un texte de François Grimpret, de présenter les géniaux ex-Paramounts.

Gary Brooker et Keith Reid se rencontrent au milieu des années 1960 à Londres. Ils ont tous les deux une vingtaine d’années, beaucoup de rêves en tête et peu d’argent en poche. Le premier est pianiste de formation, passionné de jazz, de Bach et des Beatles. Il joue dans diverses formations de la capitale londonienne, au gré des disponibilités, des rencontres et des affinités. Le second, Keith Reid, est poète-étudiant, flânant dans les pubs et autres salles de concert de Londres, en quête d’inspiration et d’expériences (le garçon sera toujours très attiré par les drogues de synthèse des années 1960 et par l’herbe qui se fume).

Gary et Keith partagent la même volonté de gagner leur vie grâce à leur art respectif et commencent à écrire dans leur coin des chansons qu’ils proposent bientôt, à la fois à leurs idoles (Beach Boys et Beatles en tête) et à des groupes plus obscurs au Royaume-Uni et aux États- Unis.

Ils essuient refus sur refus, malgré les encouragements.

En 1967, Brooker et Reid recrutent l’organiste Matthew Fisher, le guitariste Ray Royer et le bassiste David Knights pour former un groupe qu’ils appellent Procol Harum, du nom d’un chat du quartier où habite Reid. Ce dernier donne au groupe son identité esthétique, entre rock et inspiration baroque, tandis que le duo Brooker / Fisher se charge de la singularité musicale de Procol Harum. Quelques mois seulement après sa formation, Procol Harum entre en studio (aux célèbres Studios Olympic à Londres) pour enregistrer leur premier album éponyme dont « A whiter shade of pale » est extrait. « A whiter shade of pale » est d’abord une pièce caractéristique du rock progressif, nouvelle branche du genre apparue en cette seconde moitié des années 1960, simultanément en Angleterre et aux États-Unis. Il s’agit d’un style reprenant évidemment les fondements du rock, mais en y distillant des influences de musique classique et de jazz. On en trouve les premiers frémissements chez les Beatles (notamment l’album Revolver sorti en 1966, chez les Who ou encore chez les Grateful Dead).

Avec leur premier album et « A whiter shade of pale », les Procol Harum vont être parmi les représentants les plus influents du rock progressif, aux côtés de The Nice, Soft Machine ou encore Barclay James Harvest.

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