WHO'S NEXT, un vinyle de légende (2)

Publié le par Daniel LESUEUR

WHO'S NEXT, un vinyle de légende (2)

Peter Townshend portait le projet « Lifehouse » à l’esprit, il l’entendait en lui, mais il n’arrivait pas à exprimer concrètement ses idées aux autres membres du groupe. Il était parvenu à faire se passionner Daltrey, Moon et Entwistle pour « Tommy » en partie grâce à la pugnacité de Lambert ; sans lui, le projet n’aurait jamais pris forme. Maintenant, pour « Lifehouse », il n’en allait plus de même.

Plus les Who passaient de temps au Young Vic Theatre et plus le projet s’embourbait. Et puis, pour Keith, voir en permanence cette foule grouillante qui lui rappelait celle qui avait entouré sa voiture le soir de la mort de son chauffeur, c’était quasiment insoutenable. Frank Dunlop, directeur artistique du Young Vic Theatre, se joignit à eux et les aida de son mieux mais cela ne servit à rien, Townshend avait besoin d’être épaulé par un génie de son envergure pour l’accompagner dans le labyrinthe de son esprit, pour l’aider à concrétiser ses visions. Et la seule personne qui en était capable se trouvait à des milliers de kilomètres de Londres en train de se défoncer à l’héroïne.

Au terme de l’aventure, Pete fut bien obligé de reconnaître que ça ne tenait pas debout et, d’accord avec les trois autres, que la chose la plus importante à faire, pour ne pas avoir bossé pour rien, consistait à sortir un album en sauvant du naufrage ce qui pouvait être sauvé.

Des séances d’enregistrements furent calées en mai et juin dans deux studios différents : au Stargroves, le studio de Mick Jagger installé dans sa maison de campagne de Berkshire, at à l’Olympic en plein cœur de Londres. Pour l’occasion, on fit appel au pianiste Nicky Hopkins pour compléter l’équipe, comme en 1965. Glyn Johns fut recruté en tant qu’ingénieur du son et producteur associé (à, suivre en cliquant ICI).

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