WHO'S NEXT, un vinyle de légende (1)

Publié le par Daniel LESUEUR

WHO'S NEXT, un vinyle de légende (1)

L'album fut enregistré dans la douleur. On peut aujourd'hui miraculeusement écouter les 14 maquettes de l'album enregistrées en solo par Pete Townshend encliquant ICI.

Un raccourci idéal pour ceux qui n'ont pas pu acquérir le coffret de six CD "Lifehouse Chronicles" vendu dès 2000 sur le site de Townshend.

Début 1971, Pete Townshend essayait de réaliser un film musical choquant et provoquant

Il avait donné une conférence de presse le 13 janvier au Young Vic Theatre de Waterloo, dans le sud de Londres et avait présenté son projet intitulé « Lifehouse ». Ce serait, selon ses termes, le premier vrai film de rock. Mais sa présentation pouvait sembler nébuleuse :

« Nous avons l’intention de produire une fiction filmée, qui sera, ou bien une pièce de théâtre, ou bien un opéra. Nous voulons donner une représentation totalement différente de tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant en matière de film rock. Nous sommes en train d’en écrire l’histoire et l’interpréterons dans ce théâtre. Le son sera quadraphonique et nous utiliserons des bandes préenregistrées. 400 personnes sont impliquées dans le projet. Nous voulons jouer une musique qui représente chacun d’eux. Je serai, moi, comme un ordinateur, j’intégrerai toutes les données pour les ressortir ensuite ».

« Lifehouse » ne fut jamais tourné

Ce que Townshend considéra comme l’échec d’un projet utopique allait donner naissance à l’un des plus fabuleux albums de rock de tous les temps, « Who’s Next ».

Pourquoi le projet de film n’était-il pas parvenu à terme?

A la fin des années 90, Pete parvint à la conclusion que le meilleur support pour son projet était la radio. « Lifehouse » fut présenté à la BBC et, fin 1999, deux coffrets (l’un de 6 CD, l’autre de 7 CD) offraient une vision assez complète de l’ambitieux « Lifehouse ».

L’invention du CD-rom avait grandement simplifié le principe d’interactivité auquel tenait tant Pete dès 1970

Par quels méandres « Lifehouse » était-il passé pour devenir, au final, un album de rock incontournable ?

Pour commencer à comprendre, il faut se plonger dans les notes qui accompagnent la réédition de « Who’s next » en CD près d’un quart de siècle plus tard (1995).

Townshend fait reposer l’échec du projet « Lifehouse » sur la non-implication de son manager Kit Lambert. Mais c’était un peu de sa faute : c’était Lambert qui l’avait aidé, poussé à concrétiser le projet « Tommy » et même à le publier sous forme de double album, ce qui était hardi pour l’époque. Et en remerciement, lorsque Lambert avait voulu porter « Tommy » à l’écran, Townshend le lui avait refusé avec dédain.

Rabroué, se sentant comme un amoureux de l’art éconduit, Lambert était passé à autre chose ; il était parti à New York produire un album de Patti Labelle... et il prenait de plus en plus de drogue. Sans son mentor, Townshend se sentait paumé (à suivre en cliquant ICI)

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