Les plus grands disques de pop music de 1967

Publié le par Daniel LESUEUR

Quels sont les événements pop - rock d'il y a exactement cinquante ans ?

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Année charnière : le pop-rock acquit ses lettres de noblesse grâce à l’album « Sergeant Pepper’s » des Beatles. Derrière eux, des dizaines de jeunes espoirs

Avant 1967, on se moquait des yeah yeah yeah, des cheveux longs et des chemises à fleurs. Mais au printemps 1967, il fallut se rendre à l’évidence : la pop music était devenue partie intégrante de la culture du 20è siècle.

Evidemment, tout n’était pas bon… mais la cuvée 1967 peut être qualifiée d’exceptionnelle.

Au bas mot, une centaine de chansons méritent d’être retenues. Survol !

Aux Etats-Unis…

Le meilleur titre de l’année (et peut-être le meilleur 45 tours du 20è siècle) est « Light my fire » des Doors… dans sa version intégrale de 6’58, avec ses deux fabuleux soli, d’abord d’orgue, puis de guitare. Hélas la chanson en fut amputée pour une large diffusion à la radio.

Peu connu en France, le groupe Association publie deux merveilles, « Windy » et « Never my love ». Peu importe qu’on les ait un peu négligés en Europe, ils ont vendu des millions de disques chez eux. Idem pour les Young Rascals et leurs excellents « How can I be sure” et “Groovin’”, des n°1 au hit-parade américain. D’autres, qui n’ont pas eu l’honneur de la première place, furent redécouverts : le groupe Electric Prunes avec “I had too much to dream” et les Blues Magoos dont le riff de leur tube psychédélique « We ain’t got nothin’ yet » fut pompé par Deep Purple dans « Black Night ».

Deux tubes de l’été indiscutables

En Angleterre, « Whiter shade of pale” par Procol Harum, aux Etats-Unis “San Francisco” par Scott McKenzie, hymne spécialement compose pour le festival de Monterey. Dans leur coin, les Mamas and Papas râlaient car ils auraient voulu l’enregistrer pour leur propre compte. Ils se rattrapent avec « Dedicated to the one I love”.

1967 fut évidemment une année Beatles

Mais chaque année entre 1963 et 1970 ne fut-elle pas une année Beatles ? L’année avait bien commencé avec « Penny Lane » et « Strawberry fields forever »

En cet été de l’amour ils publient le superbe « All you need is love ». Ils participent également à l’enregistrement du 45 tours « We love you » des Stones à peine sortis de prison.

La vieille garde

La bonne surprise nous est servie par Petula Clark qui réalise une année éblouissante avec notamment les superbes « Don’t sleep in the subway » et « I couldn’t live without your love ». Moins bon, mais néanmoins un énorme succès, « This is my song » (musique du film La Comtesse de Hong-Kong) qui déclencha un procès : composé par Charlie Chaplin, Charles Trénet crut y reconnaître la mélodie de sa chanson « La Romance de Paris » qu’il avait composée 25 ans auparavant.

Vieille garde toujours, Frank Sinatra enregistre avec sa fille Nancy ; c’est pas de la pop music mais c’est de la musique populaire : « Somethin’ Stupid », encore un n°1.

Pas vraiment vieille garde, le duo Sonny and Cher revient au premier plan après « I got you babe » avec l’excellent « The Beat goes on ».

Des noms bizarres

Un groupe qui se serait appelé “Le Réveille-Matin en fraise”, ça ne semble pas évident. Et pourtant les Strawberry Alarm Clock furent n°1 aux Etats-Unis avec « Incense and peppermints ».

Plus « conventionnels » (si on veut !) les.. Tortues, c’est-à-dire the Turtles, gravent deux hits massifs : « Happy together » et « She’s rather be with me ».

Au registre « charme » L’homme d’un seul tube (on dit one hit wonder) : l’Américain Keith chante « 98.6 » dont on ignore s’il s’agit de la fréquence d’une radio FM ou de la température en degré Celsius.

Et puis bien sûr 1967 fut l'année du Grateful Dead et de Jefferson Airplane avec les fabuleux "White rabbit" et "Somebody to love"... cliquer ICI

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