Cheap Trick : interview Paris novembre 1980

Publié le par Daniel LESUEUR

Cheap Trick : interview Paris novembre 1980

Cheap Trick était à Paris en novembre 1980. L’événement était suffisant pour justifier de les rencontrer, les concerts français coïncidant avec la sortie de leur nouvel album, “All shook up". Une fois de plus, leur influence Beatles se fait très fortement ressentir. C’est Rick Nielsen qui s'est soumis aux questions fort simples de ce “Qui êtes-vous Cheap Trick ».

Avant de vous livrer le compte-rendu de cette rencontre, sachez que le bassiste Tom Peterson a quitté le groupe juste après l’enregistrement de ce dernier album.

Ce n'est pas la première visite de Cheap Trick à Paris...

Tout d’abord, il faut rappeler a nos fans que le groupe s'est formé à Aix-en-Provence en 1972 ! Notre premier concert, nous nous en rappelons encore : nous avons fait la première partie de Kansas. ll est évident que la réaction du public fut favorable... si I'on tient compte du fait que les conditions étaient loin d’être idéales pour nous : en effet, en tant que "support band” nous n’avions pu faire de "sound check" (balance). De plus, l’acoustique de la salle en question n'était pas vraiment parfaite ; il s’agissait du Pavillon de Paris. Pour terminer, la température était très basse ! Néanmoins, s’il ne s'agissait pas de notre meilleur concert, nous étions heureux de participer à cet événement.

Outre Paris, quels sont les lieux visités ? S'agit-il vraiment d'une tournée européenne ?

Ce n’est pas vraiment un “ tour d’Europe" car en France nous faisons Paris, Nice et Lyon. Hormis la France, nous serons aussi à Londres, Madrid, Lisbonne, Rome, etc, Par contre, nous ne nous rendons pas cette fois-ci en Allemagne ou au Bénélux. A l’heure actuelle, nous pensons que nous ne sommes pas encore assez populaires en France, et c’est pourquoi cette visite nous semble importante.

Vous-même, Rick, et votre batteur, avez pris part à l'enregistrement de l'album de John Lennon. Pouvez-vous nous en parler ?

En toute honnêteté, au moment où nous réalisons cette interview, nous ne savons pas encore si les chansons que nous avons écrites pour John seront choisies ou non pour la composition définitive du LP, En effet, John a enregistré 22 chansons en tout, et seulement deux ont été composées par Cheap Trick. Nous ne savons donc pas encore si les nôtres seront O K. Néanmoins, ces cessions resteront inoubliables

Chaque membre du groupe a-t-il des expériences musicales préalables ?

En ce qui me concerne, j’ai souvent participé à des sessions au cours des années 60, notamment avec les Nazz de Todd Rundgren puis Alice Cooper, Daryl Hall & John Oates, Rick Derringer, Gene Simmons, Linda Ronstadt, Bo Diddley, Del Shannon...

Vous considérez-vous principalement comme un groupe de scène ?

Non, notre travail en studio est tout aussi passionnant, Disons que nos versions en concert sont très différentes.

L'une de vos meilleures ventes, pourtant, reste l'album “Live at Budokan". Pourquoi, d'après vous, tant de groupes et artistes (Runaways, Bob Dylan) enregistrent-ils au Japon ?

Ce n'est pas, contrairement a ce que l’on pourrait penser, une question de chaleur du public, mais plutôt de qualité du matériel d’enregistrement toujours à la pointe de l'avant-garde de la technique.

Il n'est pas évident que les fans français connaissent tous vos albums. Doit-on vous considérer comme un groupe de hard rock ou de pop-music ?

En fait, cela dépend des titres : nous écrivons aussi bien des ballades que du heavy-metal, des chansons d’amour. La vie a de multiples facettes, nous souhaitons en être le reflet.

Une dernière question, apparemment stupide.. D'où vient ce nom de Cheap Trick ?

C’est en assistant à un concert de Slade : on a réalisé que cette formation anglaise utilisait toutes les vannes faciles (cheap tricks) pour divertir le public.

Publié dans musique

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