Coluche avait repris une idée de pierre Dac !

Publié le par Daniel LESUEUR

Coluche avait repris une idée de pierre Dac !

Ceux qui avaient trouvé génial que Coluche ait voulu se présenter aux élections présidentielles de 1988 doivent savoir que l'idée était en fait un... remix (cliquer ICI) : Pierre DAC l'avait déjà fait 23 ans auparavant !

Le 11 février 1965, Pierre Dac se déclare candidat à la présidentielle avec le MOU (Mouvement ondulatoire unifié) lors d'une conférence à l'Élysée-Matignon. Le Tout-Paris est là, et applaudit le canular. Les flashs crépitent et Pierre Dac fait son entrée avec ses catcheurs et gardes du corps :

il désigne Jacques Martin Premier ministre, et deux de ses futurs ministres, Jean Yanne et René Goscinny. Après cette journée, il fait paraître régulièrement des discours grandiloquents du Mouvement Ondulatoire Unifié dans L'Os à Moelle, avec le slogan « Les temps sont durs, votez MOU ! ».

Au début de l'été, sa popularité toujours montante inquiète les autres candidats et à l'Élysée, on trouve « que la plaisanterie a assez duré ». Un conseiller du Général de Gaulle, en septembre, par téléphone lui demande de se retirer. Par fidélité pour celui qui fut le « chef de la France libre », l'ancien résistant sans attendre accepte (source wikipedia).

En Belgique, en septembre 2012, l'idée revint au goût du jour : un nouveau parti effectua quelques sorties dans la région de Tournai. Dans le groupe, on retrouve un homme bien sapé, soit Jean-Marie ou Jean-Pierre, entouré de quelques fidèles partisans…

Leur parti : le M.O.U., le Mouvement ondulatoire unifié.

Mais cette fois, tout était faux. Il s’agissait d’un projet monté par le Théâtre Croquemitaine, basé à Bailleul, dans l’entité d’Estaimpuis.

“La moitié des personnes a été bernée en pensant que le M.O.U. est vraiment un nouveau parti politique. Même des candidats sont tombés dans le panneau !”

Mais est-ce que les candidats du M.O.U. font des promesses aux citoyens qu’ils rencontrent ?

Bien sûr, comme les vrais politiques. Notre action est d’ailleurs une sorte de critique par rapport au niveau de la campagne, avec ses serrages de pinces et sa bonne dose de démagogie. Vis-à-vis des élections, nous prenons donc le parti d’en rire. Et puis finalement, les temps sont vraiment durs en ce moment mais les politiques ne proposent pas d’alternative. Alors, nous votons pour le moins pire, car il y a une forme de désenchantement dans la population.”

Publié dans Société et modes, PEOPLE

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