Lucy de Barbin et Elvis Presley : une histoire d'amour torturée

Publié le par Daniel LESUEUR

Lucy de Barbin et Elvis Presley : une histoire d'amour torturée

Ils s'étaient connus en 1953, alors que le King n'était qu'un inconnu parmi tant d'autres.

Lucy de Barbin, Américaine de souche française, a publié ses souvenirs dans Elvis mon amour (édition Michel Lafon, 1987).

La malheureuse eut un bien misérable départ dans la vie : vendue à 11 ans, mère à 12…

Une vie atroce dont elle parvint tant bien que mal à s’extraire de temps à autre.

Lorsque son ignoble mari s’absente pour quelques mois (il a déjà une famille dans un autre Etat), elle danse dans un show télévisé, dans la ville de Monroe, en Louisiane.

La rencontre

En 1953, son chemin a croisé celui d’un chanteur inconnu mais prometteur : Elvis Presley, un amuseur public qui meuble les pauses de l’orchestre dans une boîte minable de Memphis.

Il a remarqué Lucy… et elle n’est pas indifférente à son charme un peu bestial : « C’était la première fois de ma vie qu’un homme m’inspirait un sentiment ».

Elle aurait presque pu le rencontrer plus tôt : adolescent, Elvis tondait la pelouse de la sœur de Lucy !

Il lui propose de lui faire visiter sa ville de Memphis.

D’abord réticente (si jamais son mari l’apprenait, il la tuerait), elle accepte une promenade à cheval avec le beau cavalier dont elle déjà amoureuse, son chevalier servant qu’elle surnomme Lancelot.

Elle n’ose cependant pas lui avouer que malgré son très jeune âge elle est déjà mère de deux enfants. Leur histoire d’amour commençait, pas vraiment sur un mensonge, mais au moins sur un non-dit.

Il insiste pour la revoir… Aujourd’hui nous dirions que c’est « le monde à l’envers » : Elvis est parvenu à inviter Lucy à dîner… à plusieurs reprises, des gens viendront à leur table pour dire aux tourtereaux qu’ils ont… reconnu Lucy, la vedette locale.

Elvis, lui, personne ne le connaît !

Mais après le bonheur de la soirée et de la nuit d’amour passée avec Elvis, Lucy fut bien obligée de retourner au domicile conjugal où, hélas, l’attendait son mari qui, une fois de plus, la viola et la frappa sauvagement. Mais cette fois, en ce mois de novembre 1953, Lucy a un motif pour divorcer. Et ce motif se prénomme Elvis.

Elle se rend dès le lendemain chez un avocat pour entamer la procédure de demande de divorce, à double titre : les coups, évidemment, elle en porte de nombreuses traces, et –comble d’humour !- les absences répétées de son mari… absences qu’elle chérit, mais qui vont lui permettre d’argumenter son dossier au titre d’abandon du domicile conjugal.

Juste revanche !

Billye Adams, l’avocat qu’elle a sollicité, est prêt à prendre le dossier en charge, ça lui semble non seulement jouable, mais quasiment gagné d’avance. N’empêche que la procédure coûtera 350 $. Et 350 $, en 1953, c’est une somme… surtout pour une jeune fille de seulement 17 ans. Mais elle souhaite tant revoir Elvis qu’elle trouvera un moyen. Un coup dur Les semaines suivantes, la santé de Lucy se dégrade. Son médecin, qui la suit depuis six ans, est consterné : le col de l’utérus et un ovaire sont endommagés, il va falloir opérer.

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Publié dans PEOPLE, musique

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