L'affaire des "Hommes sans tête" (1957)

Publié le par Les auteurs libres

L'affaire des "Hommes sans tête" (1957)

Le livre "SEXPIONNAGE à LONDRES" (cliquer ICI) révèle une curieuse affaire qui remonte à 1957, un scandale qui faillit éclater en Grande-Bretagne six ans plus tard, au plus fort de l'affaire Profumo, mais fut étouffée dans l'œuf... Elle mettait en cause des personnalités trop haut placées, Duncan Sandys, diplomate et homme politique conservateur anglais qui sera ministre de la Défense de 1957 à 1963 et Margaret Campbell, duchesse d’Argyll.

Le scandale des photos compromettantes des deux « Hommes sans tête »

On a longtemps pensé que Duncan Sandys était l’un des deux « Hommes sans tête » (en 1957, à l’époque où les photos avaient été prises, il était le seul détenteur en Grande-Bretagne d’un appareil de marque Polaroïd) et l’autre, l’acteur américain Douglas Fairbanks Junior. Mais tout récemment on pense plus volontiers à un homme d'affaires américain PDG d'une société d'aéronautique, William "Bill" H Lyons qui, dit-on, fut l'amant de la duchesse durant plus de six années ; cette révélation fut faite par sa belle-fille Lady Colin Campbell.

Margaret Campbell, duchesse d’Argyll, avait été photographiée en train de prodiguer une fellation à un homme dont on ne voyait pas la tête tandis qu’un second se masturbait. On aurait pu ne pas la reconnaître et l’affaire s’arrêter là : la femme était nue et on ne voyait pas non plus son visage.

Hélas elle avait gardé son collier de perles, unique en son genre.

La duchesse était une vorace, mais elle avait une excuse : en 1943, elle avait fait une terrible chute d’une quinzaine de mètres, tombant dans une cage d’ascenseur. Elle avait perdu les sens de l’odorat et du goût ~mais en revanche avait acquis un terrible appétit sexuel exacerbé par l’alcool et la drogue (sa relation avec l’Américain Joseph Slatton changea le cours de l’Histoire en ruinant sa carrière politique : marié à la cousine de Jacqueline Kennedy, il dut renoncer à ses espoirs d’accéder à la Maison Blanche).

Très coquette, Margaret Campbell faisait partie des dix femmes les mieux vêtues de la planète ; pourtant, elle l’était peu souvent, vêtue.

Pour étayer son dossier de demande de divorce, son mari le comte d’Argyll procura à son avocat une liste de 88 personnalités, dont deux ministres et trois membres de la famille royale, qui auraient pu avoir profité des faveurs de sa femme (développement complet dans le périodique anglais The Telegraph : cliquer ICI).

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