James Brown : une vie et une mort hors-normes (1e partie)

Publié le par Daniel LESUEUR

James BROWN avec michael JACKSON
James BROWN avec michael JACKSON

James Brown est né en 1933 ou, selon d’autres sources, en 1928 : il aurait menti par coquetterie !

Il fut abandonné à l'âge de quatre ans.

Après école, qu’il abandonne prématurément, il s’adonne au sirop du bitume. Pour quelques pièces, il est cireur de chaussures, livreur, barman, cueilleur de coton.

Plutôt costaud, il devient boxeur. Il se consacre également au base-ball jusqu'à ce qu'une blessure à la jambe le conduise à abandonner le sport.

De guerre lasse, il se fait voleur… S'étant fait arrêter alors qu'il venait de voler une voiture, Brown est condamné à plusieurs années de prison. C'est la chance de sa vie : c’est derrière les barreaux qu’il va rencontrer, lors d'un match de base-ball entre détenus et gamins de la ville, le jeune Bobby Byrd qui profite de son influence sur sa mère pour demander de faire libérer son nouvel ami, qui, du coup, s'installe chez les Byrd après avoir passé moins de quatre ans sous les verrous. Et comme le jeune Byrd a son propre groupe de musiciens, les Gospel Starlighters, James a vite fait de s'y intégrer.

Brown tire la couverture à lui

Il renomme le groupe les Famous Flames. Dès le milieu des années 50, Brown acquiert une petite réputation dans la région de Macon (aux U.S.A., pas en France !) et obtient un contrat d'enregistrement avec la firme King. Son premier 45 tours, « Please Please Please », connaît le succès en 1956 (au point d'être repris par les Who, en 1965, sur leur premier album) mais les dix suivants ont bien du mal à se vendre en dehors de l'état de Georgie.

La chance ne se manifeste à nouveau que deux ans plus tard, et encore ne s'agit-il que d'un bien petit tube : « Try Me » monte jusqu'à la 48è place du hit-parade américain. Pas de quoi pavoiser...

Sa véritable réputation, il l'acquiert en concert

Le public l’acclame dans le cadre de concerts de plus en plus déments, de plus en plus "grand guignol". Brown n'oublie pas qu'il fut boxeur et délivre chaque chanson comme il livrait un "round". Le public va au tapis, tandis que James, en sueur, torse nu, se glisse vers les coulisses pendant qu'on lui pose sur les épaules une cape de satin chatoyant.

Megalo, Brown se pose en leader

Bobby Byrd est rapidement relégué à l'arrière plan, mais, reconnaissons-le, sans la personnalité ô combien trop débordante de Brown, son groupe n'aurait certainement pas plané bien haut. Ce qui est plus grave, c'est que Byrd se verra lésé de ses droits d'auteur lorsqu'il lui viendra l'idée incongrue de vouloir voler de ses propres ailes et quitter les Famous Flames. Brown renie celui avec qui, pourtant, il a cosigné quelques uns de ses meilleurs titres, notamment « Talkin’ Loud And Sayin’ Nothing » et surtout « Sex Machine ».

En coulisses, c'est tout aussi délirant

Brown drague les fiancées de ses musiciens, leur proposant de devenir chanteuses de renom, et terrorise ses accompagnateurs, parfois l'arme à la main, s'ils n'ont pas un look impeccable. Les épouses de Brown ne sont guère mieux loties, à moins d'aimer être battues. La dernière, Adrienne, attaqua son mari en justice, exhibant les coups et blessures infligés par son homme. Adrienne Brown (qui mourra en 1995 à la suite d’une opération de chirurgie esthétique) revint néanmoins sur ses dépositions lorsque James se retrouva en prison (à suivre en cliquant ICI).

Publié dans musique, PEOPLE

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