Hiroshima, Nagazaki...

Publié le par Daniel LESUEUR

Hiroshima, Nagazaki...

Alors que beaucoup se demandent aujourd'hui si en venir à une telle extrémité fut véritablement indispensable pour mettre un terme à la Seconde Guerre mondiale, des chanteurs n'ont pas attendu aussi longtemps pour évoquer les ravages de l'arme atomique, de l'uranium à Hiroshima, du plutonium à Nagazaki.

Claude Nougaro : marqué par la destruction des villes japonaises d'Hiroshima et Nagasaki en août 1945, l'artiste prend la plume en 1959 pour un texte apocalyptique," Il y avait une ville" (cliquer ICI). Sa parution passe totalement inaperçue : Nougaro, inconnu, le resterait encore trois ans. Enhardi par les succès de "Une Petite fille", "Le Cinéma" et "Cécile, ma fille", il peut réenregistrer "Il y avait une ville" en 1964, au moment où Point limite de Sidney Lumet sort sur grand écran... et cette fois-ci la chanson séduit les programmateurs. Seul bémol : il place l'action au mois de mai alors qu'il s'agit d'août.

Antoine, qui n'a pas les talents de plume de Nougaro, développe la même idée dans "Juste quelques flocons qui tombent" (1967), allant jusqu'à l'éventualité d'un hiver nucléaire après le déclenchement de la Troisième et dernière Guerre mondiale :

"Depuis quelques jours, la ville est morte / Les seuls vivants, c'est toi et moi / Juste quelques flocons qui tombent... / Je ne sais pas ce qui les a tués / Ils avaient si peur de leur bombe / C'est autre chose qui est arrivé... Juste quelques flocons qui tombent... / Ils étaient si fiers de leur monde / Ils l'ont cassé en poussant sur un bouton / Juste quelques flocons qui tombent... / Je t'aimerai mais nous serons prudents / Pour ne pas refaire un monde : Adam et Eve ont raté le précédent" (cliquer ICI).

En 1975, Alain Dayan, publie sans grand succès une très belle chanson simplement intitulée "Nagazaki" (cliquer ICI).

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