Carène / Karen Chéryl

Publié le par Les auteurs libres

Carène / Karen Chéryl

On aurait tort de croire qu'il faut obligatoirement vivre à Paris pour devenir une star.

Née en 1955, Isabelle Morizet est élevée à la campagne. Fille d'agriculteur, dès l'âge de quinze ans elle se passionne pour la batterie, sans doute pour couvrir le vrombissement des tracteurs. Ses débuts sont calqués sur ceux de France Gall, longs cheveux blonds, look de petite fille sage, idéal pour séduire les lectrices de Stéphanie, le magazine à la mode de l'époque. En 1977, elle chante en duo avec Claude François. De cette collaboration, elle gardera longtemps un excellent souvenir : après la disparition de l'idole (1978), en son hommage elle enregistre "Je me souviens".

Claude François devient pour elle la référence en matière de spectacle, et Carène adopte dès lors le look Clodette, beaucoup plus sexy qu'auparavant.

Elle devient femme, son prénom s'américanise.

Une bonne idée car -elle ne le sait pas encore- elle va conquérir le public outre-Atlantique.

Pour l'instant, aidée en cela par Didier Barbelivien et Jean-Claude Petit, sans véritablement révolutionner le monde de la variété française, elle sait fort bien s'adapter aux exigences des modes de l'instant présent, souvent fugaces. Lorsque la vague est rétro, elle susurre "Twiste ma peine", et lorsque déferle le disco, elle est, avec Sheila, la première Française à s'y engouffrer avec "Show Me You're Man Enough" et" La Marche des machos".

Une fille aussi belle se doit de faire du cinéma : J'ai rencontré le père Noël (1983), Pas d'panik (1986).

Mignonne à souhait, elle anime des émissions de télé pour les plus petits, se démarquant ainsi de Dorothée qui vise un créneau un tout petit plus âgé.

Passée la quarantaine, elle reprend son véritable nom pour présenter de fort passionnantes émissions sur Europe 1.

Publié dans musique, PEOPLE

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