Concert Made in France Bill WYMAN’s RHYTHM KINGS, Albert LEE

Publié le par Alain FOURNIER

Bill WYMAN et Albert LEE
Bill WYMAN et Albert LEE

CHAULNES, le 8 novembre 2014...

Mickael Gambier m’avait promis le « Pass Press » officiel de la tournée, et il a tenu parole. Pendant le repas pris avec les bénévoles de l’OCLC, il me parle des difficultés rencontrées par son association pour organiser un tel spectacle : Chaulnes n’est qu’une petite bourgade de la Somme, pas loin de Péronne et son Mémorial de la Grande Guerre…

Pas évident de vouloir y implanter un festival de musique, mais la mécanique est maintenant bien rodée et Mickael n’en est pas à son premier coup d’éclat !

La première partie est assurée par Alexx and the Moonshiners. L’énergie de la chanteuse étonne un public nostalgique des Stones. A la guitare Lionel Riss démontre qu’il est tombé dans la marmite depuis des lustres ! Ces poulains de l’écurie Dixiefrog ont un bel avenir dans le « funk blues » à la française.

Le Festival Overdrive tient ses promesses avec le plat de résistance importé d’Outre-Manche. Les Bill Wyman’s Rhythm Kings prennent possession de la scène sous les acclamations.

L’ancien bassiste des ROLLING STONES retrouve régulièrement le plaisir de jouer du jazz, du blues, de la country et du rock avec des amis de toujours.

Pour cette tournée, exit Gary Brooker, Georgie Fame et Martin Taylor.

Les piliers du groupe vont assurer le show avec une poignée de standards indémodables hauts en couleurs.

Honneur aux dames : la fidèle Beverley Skeete partage les vocaux avec Mary Wilson, ex-chanteuse des Supremes.

Les guitares sont tenues -côté blues- par Terry Taylor, et -côté country et rock’n’roll- par l’indispensable Albert Lee, tout juste rentré de Cleveland où un hommage a Phil Everly a été rendu fin octobre.

Satisfait de son rôle de papy fédérateur, Bill Wyman couve sa petite troupe du coin de l’œil, joue pour le plaisir, en homme discret, qui préfère l’ombre à la lumière.

Le public apprécie toute la palette des talents, de « Stop in the Name of Love » à « I’ll be your Baby Tonight ». De temps à autre, un trublion maintenu en équilibre grâce à son verre de bière, réclame « Jumpin’Jack Flash » à la grande honte des abonnés du premier rang rivés à l’estrade.

Beverley et Albert termineront la soirée avec un « Crying in the Rain » assurant un retour au calme.

Les Rois du Rythme et leur leader incontesté reviennent pour un dernier rappel endiablé au son des cuivres estampillés Motown !

Les applaudissements s’éternisent, les bénévoles de l’OCL ont gagné leur pari !

Attendus à Dortmund le lendemain, les héros de la soirée s’éclipsent discrètement, abandonnant au pied de l’escalier quelques collectionneurs qui attendaient une dédicace sur leurs vieux vinyles… Le buveur de bière retrouve un peu de voix pour vociférer « Let’s spend the night together », mais la porte reste close. Par un passage secret Mickael me conduit auprès d’Albert, toujours aussi disponible. Grâce à lui je remets un exemplaire de « Route d’Everly » à Monsieur Bill, l'un des derniers exemplaires !

Publié dans musique

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