Les Bee Gees, un groupe… mais deux histoires (première partie)

Publié le par Daniel LESUEUR

Ils sont anglais, donnent leur premier concert sous le nom de Blue Cats en 1955 alors qu'ils ne sont âgés que de neuf ans. Puis, en 1958, la famille émigre en Australie où ils effectuent leurs débuts en 1963. Ils obtiennent leurs premiers succès à l'occasion de crochets radiophoniques, tandis qu'ils sont encore managés par leur papa.

Une affaire de famille

Les Bee Gees, ce sont trois frères qui ne quittent jamais : les jumeaux Robin et Maurice Gibb, le grand frère Barry Gibb… sans oublier leur cadet Andy Gibb.

Les souriants Anglais obtiennent à l’autre bout de la terre une invraisemblable série de hits jusqu'à 1966 alors que personne n’a jamais entendu parler d’eux en Europe. Ils sont considérés en Australie comme les Beatles locaux

En 1972, ils avaient déjà composé deux mille chansons

A l'âge de dix-sept ans, Barry Gibb est élu meilleur écrivain de chansons en Australie.

Les Bee Gees attirent l'attention du producteur de disques Robert Stigwood qui parvient à les faire revenir en Grande-Bretagne dans le but évident d'y envahir le hit parade.

Ce sera fait rapidement !

Mais à trois, ils ne sont pas suffisamment nombreux pour se produire en concert. Rapidement le groupe s’enrichit en mars 1967 du batteur Colin Petersen et du guitariste Vince Melouney.

Ces deux membres additifs seront néanmoins remerciés au bout de deux ans de bons et loyaux services.

Après un premier succès, « New York mining disaster 1941 », excellent mais considéré comme manquant de personnalité (« ça ressemble trop aux Beatles », déclare, unanime, la critique), le groupe prend son véritable envol avec « Massachussetts » un tube énorme dans le monde entier fin 1967.

Les entrées au hit-parade se succèdent à un rythme effréné en 1967 et 1968 : “ Words”, “World”, “First Of May”, “Holiday”, “I Started A Joke”.

Ils jouent sur du velours

Au sommet de leur popularité (1968), les Bee Gees publient un double 33 tours, « Odessa » sous une chatoyante pochette en velours rouge. A l’époque, personne n’y prend garde, mais c’est aujourd’hui une pièce rare dans son édition originale. Puis c'est la débandade…

Problèmes d’ego

Robin Gibb considère qu'il n'a plus besoin de ses frères pour être renommé. Et c'est vrai que son premier disque solo (1969) est une réussite : « Saved By The Bell » est n°1. Mais un an plus tard, force est de reconnaître que l'union faisait leur force. Il réintègre le groupe, mais le public fait la sourde oreille. On parle alors de l’arrivée dans la formation du plus jeune frère, Andy Gibb. Mais celui-ci restera en solo, grimpant fréquemment au hit-parade avec… des chansons écrites par ses frères : « (Love is) Thicker than water » sera un énorme succès au printemps 1978 (à suivre en cliquant ICI).

Publié dans musique

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