Flower Power Radio : les babas cool ont leur radio sur internet

Publié le par Daniel LESUEUR

Les aînés en ont longtemps rêvé... Elle existe, la radio des fous de musique soixante-huitards !

Retour vers… le passé : en 1967, même en écoutant chaque jour « Salut les copains »  et « Le Pop Club », puis "Campus" en 1968, il était impossible, dans l’Hexagone, de connaître tous les fabuleux tubes anglo-saxons qui fleurissaient (c’est l’époque !) depuis l’Eté de l’amour, le fameux été hippie... ce grand mouvement culturel parti de San Francisco et qui faisait fantasmer les petits Français.

Fantasmer…. Pourquoi ?

Même à Paris, on n’était pas gâté. Chaque mois dans « Rock & Folk » on lisait les chroniques de disques. Des disques qu’on pouvait éventuellement (mais dans de mauvaises conditions) entendre sur les radios pirates, mais qu’une fois conquis, on avait bien du mal à se procurer. Car, aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd’hui à l’heure de la mondialisation, même à Paris, on n’arrivait pas à trouver les albums vinyles de gens comme Frank Zappa, Grateful Dead, Big Brother ou Jefferson Airplane : les magasins d’import n’existaient pratiquement pas.

Les premiers disques en import américain que purent s’offrir les collectionneurs, ils les commandaient par correspondance directement depuis les Etats-Unis. Et encore faut-il préciser que ce système ne commença à se mettre en place qu’à l’automne 1967. C’est dire que, à cette date, les premiers albums psychédéliques étaient déjà passés sous le nez des mordus de vinyle !

1967-2017 : 50 ans de musique à rattraper !

Pas fou du tout, un groupement d’Américains et d’Anglais a lancé il y a trois ou quatre ans Flower Power Radio, une station sur internet qui passe le meilleur, rare ou non, de la pop music anglo-saxonne des années 50, 60 et 70.

En gros, des débuts du rock’n’roll avec Elvis Presley jusqu’au début du disco avec les premiers vinyles d’Abba. Entre ces deux extrêmes, toute la fabuleuse période des « swingin’ sixties » couronnées par les Beatles et les Rolling Stones pour le versant anglais, les Beach Boys et Bob Dylan pour le versant américain (pour ne citer que quatre des centaines d’artistes véritablement créatifs durant cette époque en pleine ébullition). Et pour ceux qui ne reconnaissent pas tous les titres, chaque chanson diffusée est identifiée sur le site : titre de la chanson, nom de l’interprète et photo des artistes qu’on est en train d’écouter.

Judicieux !

Qui est à la tête de Flower Power Radio ?

La station est localisée à Dallas, aux Etats-Unis. Son patron Conrad Wilson, Américain, est épaulé par deux Anglais. Tous trois issus du monde de la radio, ils se connaissent depuis le début des années 70. La sélection des chansons diffusées est faite conjointement entre Dallas et l’Angleterre, ce qui présente un intérêt dans la coloration musicale : Flower Power Radio n’est ni trop américaine, ni trop anglaise. Où se situent principalement les auditeurs de Flower Power ? L’avantage d’une webradio, c’est de pouvoir être écoutée à toute heure dans le monde entier. Selon notre échange de mails avec Conrad, ses auditeurs sont principalement résidents des USA, Canada, Allemagne, Grande-Bretagne, Hollande, Suède et France.

L’avenir…

Qui peut dire aujourd’hui quelle sera la radio leader en matière de pop sixties ? La concurrence est âpre puisque l’auditeur a le choix entre presque un millier de stations « rétro pop ». La plupart, tout comme Flower Power Radio, ne passent aucune publicité. C’est très attractif pour l’auditeur… mais une radio ne peut pas fonctionner éternellement sans gain. Le meilleur conseil que nous pouvons donner à nos lecteurs, c’est de profiter de ce « cadeau des ondes ». 2017 est véritablement l’année de l’Age d’or des webradios. Vite, cliquez ICI.

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