Bonnie DOBSON

Publié le par Daniel LESUEUR

Bonnie DOBSON

1960-1962 fut une période particulièrement féconde pour la scène folk new-yorkaise. Bob Dylan, la grande révélation, a croisé, séduit, et, dans la foulée, vampirisé des artistes qui, contrairement à lui, n’ont jamais véritablement percé. C’est le cas de Bonnie Dobson dont nous pouvons avancer avec certitude qu’elle a bien connu Bob Dylan : dans un disque pirate contenant des enregistrements de la période 1960-1962, il commence un titre (inédit) en expliquant que c’est Bonnie qui le lui a appris (elle chantait notamment « Dink’s Song –Fare Thee Well » bien avant lui).

Canadienne (née à Toronto en 1940), Bonnie mérite amplement sa place au panthéon des grands artistes de rock, ne serait-ce que pour avoir, en 1961, composé un standard, « Morning Dew », repris en 1964 par Fred Neil puis par tous les grands noms de la pop (Grateful Dead, Jeff Beck, Robert Plant, etc.) mais dont elle n’a pas pu revendiquer la paternité : un flou juridique a autorisé l’Américain Tim Rose à le déposer sous son nom après y avoir ajouté un couplet en 1966. Une chanson qui a également inspiré Robert PLANT (cliquer ICI).

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