Mike Nesmith, un grand artiste sous-estimé

Publié le par Daniel LESUEUR

Mike Nesmith, un grand artiste sous-estimé

Mike NESMITH était l'un des quatre MONKEES, groupe américain qui fit vaciller l'Empire Beatles entre fin 1966 et début 1968 (voir notre article en CLIQUANT ICI).

Né en 1942, Mike Nesmith (le calme qui quitte rarement son bonnet de laine verte) fait ses premiers pas dans le monde du disque en 1964 au sein du groupe Trinity Rivers Boy (album américain Prospector 1). Il a enregistré sous le pseudonyme de "Blessing" et en trio ("Mike, John & Bill").

A l'époque du premier 33 tours des MONKEES, on a l'impression d'être en présence d'un groupe cohérent (on ne sait pas encore qu'ils ne sont qu'une vitrine)... à la fin, de manière plus marquante encore que pour les Beatles sur le Double blanc, on est face à quatre, puis trois, puis deux individualités dont, hélas, une seule annonce une véritable carrière : Mike Nesmith, dès août 1970, décroche un hit avec "Joanne", chanson superbe. Ce qui n'étonne pas ceux qui se sont penchés sur la question de savoir qui compose quoi : en 1969, le single "Listen To The Band" n'était pas réellement un single des Monkees, mais de Michael Nesmith accompagné par des musiciens qui deviendront bientôt Area Code 615 (vous devinez dès lors que l'enregistrement a eu lieu à Nashville).

Nesmith n'était pas un novice

Comme d'ailleurs ses trois copains, mais les autres étaient plus des showmen ou des performers que des auteurs-compositeurs patentés. Nesmith, avant d'intégrer les Monkees, avait déjà enregistré une poignée de chansons qui, parfois, ne dépassèrent pas le cap de la maquette ou du tirage confidentiel pour le label Colpix, label qui inaugurera sa filiale Colgems pour les Monkees. Parmi ces chansons, "Different Drums", en 1967, entrera dans le Top 20 américain grâce au groupe Stone Poneys dont la chanteuse est Linda Rondstadt.

A la fin des Monkees, Michael entamera une carrière solo brillante tandis que les trois autres stagneront dans l'attente d'une hypothétique reformation qui aurait pu relancer leurs carrières... reformation à laquelle, longtemps, se refusera de participer Mike. Mais cela dit, si, dès le début, Mike s'était imposé en leader, son style trop sage aurait rendue impossible l'émergence de la Monkeemania. Alors, ne refaisons pas l'Histoire

En 1988, présent dans le public lors d'un concert des Monkees au Texas, Nesmith admettra avoir été favorablement impressionné par la performance de ses ex-acolytes. N'empêche que, ayant remporté en 1981 le tout premier Grammy Award jamais décerné dans le domaine de la vidéo, Mike est bien occupé par Pacific Arts, sa société d'audiovisuel, et il lui faudra presque une bonne dizaine d'années pour se convaincre de rejoindre son trio d'amis. La tournée de 1996 s'accompagne de la sortie de "Justus", premier album des quatre Monkees depuis presque trente ans. Sans être l'événement fin de siècle (!), ce retour fut un succès.... et régalons-nous de ce concert de Mike en 1975 en CLIQUANT ICI.

Publié dans musique

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