Marlene Dietrich

Publié le par Daniel LESUEUR

Marlene Dietrich

Maria Magdalena Von Losch est née en 1901 à Berlin (elle tourne d'ailleurs dans La Scandaleuse de Berlin en 1948) ; histoire d’amour et de désamour avec sa ville natale : décidée à retourner y vivre en 1960, l’accueil y fut glacial voire hostile, raison pour laquelle elle choisit Paris pour finir sa vie (1992).

"Son nom commence par une caresse et finit comme un claquement de fouet" (Jean Cocteau). Sa place notre série d'articles consacrés aux chanteuses étrangères qui ont chanté en français se justifie par la qualité de ces chansons (Quand l'amour meurt, 1931... Assez ! et Moi j'm'ennuie en 1933... Symphonie en 1945... Je tire ma révérence et sur des paroles de sa grande amie Edith Piaf, La vie en rose, qu'elle interprète en 1950 dans Le grand alibi, film d'Alfred Hitchcock).

Ayant rejeté l'Allemagne nazie, elle obtient la nationalité américaine en janvier 1941. La CIA lui propose de chanter pour les soldats. Pendant trois ans, elle parcourt les champs de bataille en jeep, à moto ou même à pied sous le feu des projectiles (elle recevra d'ailleurs la médaille de la Légion d'Honneur en 1951 en remerciement des services rendus à la France et à sa participation à de nombreuses œuvres sociales).

Aux Etats-Unis, elle vit une belle histoire d’amour avec Jean Gabin. Histoire éphémère : ils avaient tenu bon pendant la guerre, c’est la paix revenue qui va les séparer ! A la Libération, ils envisagent de tourner ensemble pour ne plus jamais être séparés. Marcel Carné propose à Jean le rôle principal des Portes de la nuit. Mais Marlene refuse celui qu’on lui a réservé : elle serait la fille d’un collabo ! D’un bloc, tous deux déclinent l’offre. A la place ils vont s’illustrer dans Martin Roumagnac, un film historique qui cependant n’est pas une œuvre magistrale.

Leur union risque-t-elle de tuer leurs carrières respectives ? D’autant qu’à la suite de l’échec de ce film en tandem, Marlene est quasiment ruinée. Elle doit retourner à Hollywood pour se remettre à flots. Gabin, lui, refuse de quitter Paris une nouvelle fois. C’est la fin d’un grand amour.

En souvenir des années de conflit et de son implication, Marlene conserve Lili Marlene à son tour de chant, une chanson tellement attachée à sa forte personnalité que bien peu d'artistes se risqueront à la reprendre pour leur compte (Connie Francis, Amanda Lear et Suzy Solidor, qui, tout comme Marlene, appréciait particulièrement les charmes féminins. Pour en savoir plus, cliquer ICI).

Publié dans CINEMA, PEOPLE

Commenter cet article