Eddie Cochran : Il aurait pu être le King à la place du King !

Publié le par Daniel LESUEUR

Eddie Cochran : Il aurait pu être le King à la place du King !

Beau gosse tout autant que lui, Cochran présente deux avantages sur Elvis Presley :

- il joue mieux de la guitare

- il écrit lui-même ses chansons.

Malheureusement le jeune Eddie ne profita guère de ses droits d’auteur…

L’année précédant sa mort, il avait eu davantage de succès en Grande-Bretagne que dans son propre pays (en 1959, « C’mon Everybody » fut 8ème en Angleterre et seulement 35ème en Amérique, ce qui confirme qu'à la fin des années 50, le rock’n’roll était sur le déclin aux Etats-Unis).

Normal qu’il ait choisi l’Angleterre pour finir ses jours, même si 22 ans, ça reste jeune.

Eddie Cochran est fréquemment considéré comme le James Dean du rock.

Leurs œuvres respectives comportaient une bonne dose de rébellion. « Summertime Blues » est l’archétype de la chanson de protestation envers les valeurs reçues.

En vrac, Eddie y conspue père et mère, et le “boss”. Autorité parentale, hiérarchie professionnelle, tout cela va gaiement aux orties.

A ses yeux, le seul véritable souci du teenager américain de la fin des années 50 consiste à gagner quelques ronds ("I’m working all summer, just to try to earn a dollar" : "Je travaille tout l'été pour gagner quelques misérables dollars").

Gagner de l'argent !

Avec son tube suivant, « C’mon Everybody », les paroles ont évolué : "I got some money in my jeans, I’m really gonna spend it right" : "J'ai un peu de fric en poche, je suis certain que je vais en faire un bon usage".

Il quitte le monde des vivants sur une dernière chanson, malheureusement prémonitoire : « Three Steps To Heaven » (à trois pas du paradis).

Publié dans musique

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