Richard ANTHONY : la bio - disco complète !

Publié le par Daniel LESUEUR

Richard ANTHONY : la bio - disco complète !

Dans le livre sorti le 25 novembre 2015 (cliquer ICI), Richard Anthony explique comment il créa le concept de rocker doux, à mille lieues des blousons noirs...

Ses deux premiers 45 tours, Peggy Sue en 1958 sous le pseudonyme de Rock'n'Richard et La Rue des cœurs perdus en 1959, sont accueillis avec froideur. Le troisième lui apporte la gloire ..

Anthony, un précurseur en matière de rock...

Sorti en 1959, Nouvelle Vague est encore très haut dans les hit-parades lorsqu'au printemps 1960 sort le premier disque de Johnny Hallyday. Durant des années, en France, les deux principaux noms de rockers seront Hallyday et Anthony (Eddy Mitchell complètera la liste).

Leur différence s'exprime au niveau des concerts : Richard, lui, n'est pas une "bête de scène" et n'apprécie pas trop de se montrer en public.

De 1960 à 1967, le succès ne se démentit pas

Malgré l'échec de la version concurrente de Hugues Aufray,J'entends siffler le train, par Anthony, reste, non seulement l'une des plus grosses ventes de disques de 1962, mais de toute la décennie. Les chiffres annoncés cultivent le flou artistique : on parle du "millionième disque" sans préciser s'il s'agit des ventes cumulées depuis ses débuts ou bien uniquement de J'entends siffler le train. Quoiqu'il en soit, les ventes sont impressionnantes.

Difficile de faire mieux ?

Dans un registre différent, Richard y parvient : Et je m'en vais est un titre phare de 1963. Anthony, à l’époque, est véritablement le champion de l'adaptation réussie en captant rapidement un gros succès américain (A toi de choisir, n°2 en 1964) ou anglais (A présent tu peux t'en aller, n°3 en 1964) voire, à l'occasion, italien (Ce monde, n°5 en 1964).

Il parvient ainsi à concurrencer Johnny Hallyday dans le hit-parade de 1960 à 1967, jusqu'à Aranjuez mon amour, son dernier immense succès.

En 1968, il "casse" son image de chanteur de rythme et de charme

Sa révolution culturelle fut malhabile : il semblait chercher sa voie et, de fait, disparut du hit-parade en 1968. Puis il opta pour la chanson de variété à tendance humoristique.

Le Sirop typhon toucha encore le grand public mais marqua le déclin d'un grand interprète qui ne retrouva jamais sa couronne de Prince du twist ou de pape du rock comme on avait eu coutume de l'appeler. Sans totalement délaisser la chanson, il se produit ensuite dans des clubs, devant un public restreint mais ô combien plus calme que dans les années 60 ! Profitant du regain d'intérêt pour cette époque dorée, il entame le troisième millénaire en participant à de nombreuses tournées des Idoles..

Publié dans musique, PEOPLE

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