Histoire de chanson : Pretty woman, Roy ORBISON (1964)

Publié le par Daniel LESUEUR

Histoire de chanson : Pretty woman, Roy ORBISON (1964)

« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs »… Un impresario, un directeur artistique, un manager n’est pas plus infaillible que le chanteur dont il a la charge. Parfois même il se trompe gravement. Heureusement que l’artiste, intuitivement, ressent le désir violent d’enregistrer telle ou telle chanson… sinon nous serions passés à côté de cet énorme succès des années 60, « Oh Pretty woman ».

Roy Orbison : « Oh Pretty Woman » (1964)

Les paroles lui viennent à l'esprit en quelques instants, après que sa femme Claudette lui ait dit simplement qu'elle sortait se promener dans la rue et qu'elle avait besoin d'un peu d'argent pour faire des emplettes. Hilare, le parolier Bill Dees, qui assiste à la scène, s'immisce dans la conversation et déclare qu'une belle femme n'a pas besoin d'argent.

A Pretty Woman Doesn't Need No Money... un bon titre de chanson, suggère-t-il.

Argument que réfute le prude Roy qui considère que c'est tout de même un peu vulgaire. En revanche, lui et Bill pourraient conserver le début : "pretty woman, walkin' down the street...". Et en vingt minutes la chanson fut "torchée". Mais lorsque Claudette revint, tout émoustillé à l'idée de lui présenter la création, Roy se "planta" dans l'intro et la recommença plusieurs fois. Au bout du compte, cette erreur fut conservée, devenant le génial gimmick que nous connaissons tous. Lorsque Roy présenta la maquette à son manager, celui-ci lui déconseilla de l'enregistrer

Ce titre trop rock risquait de casser son image. Riche idée de ne pas avoir tenu compte de cet appel à la prudence : le titre fut n°1 dans le monde entier ! Quelques temps plus tard, Roy s'embarqua en tournée en Australie avec les Rolling Stones et, depuis, reste persuadé que « Satisfaction » est une démarque de « Oh Pretty Woman ».

Publié dans musique

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