BILLIE HOLIDAY : En route vers la gloire !

Publié le par Daniel LESUEUR

BILLIE HOLIDAY : En route vers la gloire !

Parfois surnommée « Lady Day », elle fut engagée pour chanter sur certains disques de Count Basie (1937) et, plus emblématique, d’Artie Shaw (1938) puisqu’elle devient ainsi la première artiste noire à chanter dans l’orchestre d’un Blanc.

Elle obtient un incroyable succès avec la chanson « Strange Fruit » (1939) et plus encore avec « Lover Man » (1944) en raison du contexte : la phrase « Lover man, oh where can you be ? » touche directement ces femmes américaines dont l’homme se bat quelque part dans le monde sans qu’elles sachent où.

En 1941 elle avait épousé le tromboniste Jimmy Monroe mais très rapidement le trompait avec le trompettiste Joe Guy, son pourvoyeur de drogue. En 1947 elle rompt avec les deux. En mai de la même année, Billie est arrêtée pour détention de stupéfiants. Elle plaide coupable. Elle est libérée prématurément, pour bonne conduite, en mars 1948. Elle sera à nouveau arrêtée en janvier 1949. Ces incarcérations n’ont en rien entaché sa réputation (tous les grands noms du jazz attendaient son retour avec impatience) mais ses futurs engagements en prennent un sacré coup : elle devient, à vie, persona non grata dans de nombreux cabarets.

Elle se remarie en 1952 avec Louis McKay, un mafioso. Cette union durera à peine plus longtemps que les précédentes.

La vie privée de Billie devient de plus en plus glauque en raison de ses abus (drogue, alcool, vie sexuelle débridée). Tout cela affecte sa voix qui perd en perfection ce qu’elle gagne, heureusement, en émotion.

Courageusement, elle effectue une première tournée européenne en 1954 (la seconde s’effectuera en 1959, peu avant son décès).

Elle avait commencé à se défoncer au début des années 40 ; sa santé est de plus en plus chancelante. Jusqu’à ce jour funeste du 31 mai 1959 : on doit la conduire d’urgence à l’hôpital pour troubles du cœur et du foie. Elle mourra de cirrhose le 17 juillet sans avoir quitté cette fichue chambre d’hosto… chambre en permanence gardée par un flic car, bien que mourante, elle est en état d’arrestation : la police, qui voulait la peau de cette bitch Black, est allée jusqu’à perquisitionner sa chambre d’hôpital et y a trouvé de la drogue. Cette saloperie de drogue pour laquelle elle s’était ruinée : les tabloïds rapportent qu’au jour de sa mort elle avait moins d’un dollar sur son compte en banque, et seulement 848 $ en cash (on apprendra qu’elle avait 8 000 $ de dettes, dettes qui seraient couvertes par les royalties générés par les ventes de disques posthumes : 2 250 $ en 1960, 10 325 $ en 1961, 4 000 $ en 1962, 5 000 $ en 1963, 9 000 $ en 1964, 5 300 $ en 1965, 13 000 $ en 1966 etc.). Elle avait quarante-quatre ans (cet article est extrait du livre "150 personnalités insolites du 20è siècle" : cliquer ICI.

Publié dans musique

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