Article publié depuis Overblog

Publié le par Daniel LESUEUR

Les inventeurs du vingtième siècle ne manquaient pas d’imagination, on le savait déjà. Mais ce qu’on sait moins c’est qu’ils se sont bien défoulés sur cet objet à usage courant qu’est le disque. Et ça ne date pas d’hier mais carrément d’avant-hier…

1903, les disques en chocolat

En 1903, la Société allemande Stollwerk, commercialisait à la fois des disques en cire et des disques en chocolat, ces derniers étant, de surcroît, comestibles. Stollwerk s’est rendu compte, en effet, que le chocolat est tout aussi résistant que la cire (et, plus tard, le vinyl) et que le chocolat se prête aux inscriptions du stylet du diaphragme vibrant. Il présente en outre l’avantage de pouvoir être dévoré lorsque la ritournelle a cessé de plaire ! Rapidement, la Société Félix Potin reprend l’idée à son compte, commercialisant le modèle Eurêka. L'idée peut paraître profondément saugrenue, mais à la même époque (vers le début du 20ème siècle), on reproduisait des photos sur... la peau de certains fruits ! Encore aujourd’hui, certains chocolatiers continuent de confectionner cette gourmandise sonore. Il est assez simple de fabriquer un disque en chocolat : le disque microsillon classique est moulé à partir d'un disque en aluminium sur lequel on fait couler du vinyle, qu'on laisse refroidir. Pour le vinyle en chocolat, on remplace le vinyle par du chocolat. Bon, si on tient à ses dents, il faut penser à démouler : même si l'on est impatient d'y goûter, croquer le chocolat et l'aluminium en même temps n'est pas recommandé ! Sinon, ça marche, comme vous pouvez vous en rendre compte sur une courte vidéo (cliquer ICI).

Publié dans musique

Commenter cet article