Les principaux serial killers américains

Publié le par Daniel LESUEUR

Après la Seconde Guerre mondiale, le taux de criminalité a explosé aux USA. Entre 1940 et 1954, il a progressé de 35%... et de plus de 50% entre 1968 et 1970.

A partir de la tuerie commanditée en 1969 par Charles Manson, les gazettes consacrèrent de plus en plus de place aux serial killers présents ou passés. Le sujet était vendeur, le public friand d’horreur et de sang.

"L'affaire Kemper"…

Cette force de la nature (il mesure 2,10m) effectue son premier séjour en prison à l'âge de quatorze ans pour avoir assassiné ses grands-parents. Il en ressort sept ans plus tard sur avis favorable des psychiatres. Les pseudo-spécialistes avaient été abusés par le bon comportement en prison de leur patient : à intervalles réguliers, sur une période de deux ans, Kemper, désormais en liberté, assassine, mutile et décapite huit femmes… dont sa propre mère.

Il lui arrive de violer les cadavres.

Plutôt que de continuer à jouer au chat et à la souris, Edmund Emil Kemper préfère se livrer à la police en 1973… en choisissant judicieusement de le faire en Californie, où la peine de mort venait d'être abolie (de façon provisoire, d'ailleurs).

"l'Etrangleur de Boston"

Albert DiSalvo opéra entre 1962 et 1963, agissant dans une sorte d'état psychique dissocié. Il fit 13 victimes, toutes féminines. Son souvenir était encore présent dans tous les esprits en 1968 lorsque fut assassiné Robert Kennedy, le frère de John. Son meurtrier, Sirhan Sirhan, se serait inspiré de Di Salvo pour se programmer hypnotiquement à abattre Kennedy. Son comportement, dès lors, n'aurait trahi aucune exaltation ou manifestation de haine, déjouant la vigilance des gardes du corps du haut magistrat.

Ramirez, "le rôdeur de la nuit", voulait rentrer dans l'Histoire en tant que plus grand criminel de tous les temps

Alors que la plupart des serial killers frappent généralement une catégorie bien précise de la population (le plus souvent les femmes, les homosexuels ou les enfants), Ramirez, qui était capable de violer un bébé aussi bien qu'une femme de 85 ans, semblait vouer une haine sans limite à la terre entière.

L'enquête établit que Ramirez avait un orgasme pendant qu'il tranchait la gorge de quelqu'un, puisqu'on retrouva des traces de son sperme sur le thorax de ses victimes. Lorsqu'il défonçait la porte d'une bicoque, on pouvait être assuré que personne n'en sortirait vivant. Homme ou femme, jeune ou vieux, veau, vache, cochon, couvée, quiconque pouvait devenir sa victime (entre autres délits non prouvés, Ramirez fut convaincu d'avoir commis quatorze crimes, cinq tentatives d'assassinat et six viols).

Son explication est limpide : il répondait, non pas à ses propres pulsions, mais aux ordres de Satan.

Les amateurs de trophées

Certains tueurs ont enregistré les cris de leurs victimes. C'est le cas des Anglais Ian Brady et Myra Hindley (décédée en prison en novembre 2002 à l'âge de 60 ans).

D'autres en ont conservé des photos (Robert Berdella avait assassiné six jeunes hommes dont on retrouva les restes à son domicile, ainsi que des centaines de photos prises tandis qu'il torturait ou exécutait ses victimes).

Des serial « killeuses »

Rares sont les femmes à tuer en série. En Amérique, on en recense trois :

- Mary Flora Bell surnommée "Madame Barbe Bleue".

- Judias Buenoana.

- Aileen Wuornos.

Les autres célèbres femelles prédatrices :cliquer ici.

Les principaux serial killers américains

Publié dans Société et modes

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