Gillian Hills, star des sixties

Publié le par Daniel LESUEUR

Gillian Hills est née au Caire, tout comme Dalida et Richard Anthony. En 1958, Vadim la remarque sur une plage de Nice ; l'ingénue n'a que quatorze ans. Vadim lui confie un rôle dans "Les Liaisons dangereuses 1960" (l'occasion de voir Boris Vian, rare à l'écran). Gillian Hills attire l'attention d'Eddie Barclay qui lui propose de chanter. Bien qu'elle y arrive grippée et fortement enrouée, l'audition s'avère positive. Sa meilleure réussite : "Je reviens vers le bonheur". Après quelques 45 tours horripilants qui marchent plutôt bien ("Coucouche panier", "Zou bisou"), Gillian a le vent en poupe, et le chanteur Frankie Jordan lui demande de chanter en duo avec lui pour la firme RCA. Or elle est sous contrat Barclay. Obligée de laisser la place à Sylvie Vartan pour "Panne d'essence", elle manque l'ascenseur pour la gloire. Notez, sur notre illustration de 1966, leur incroyable ressemblance...

Elle décroche un petit rôle, les cheveux teints en orange, dans, justement, Orange mécanique, de Stanley Kubrick. Méconnue, Gillian est pour certains une véritable artiste culte, au point d'avoir fait l'objet d'un timbre édité en 2005 par la Poste belge. Starlette chantante au début des années 60, vous l'avez très certainement aperçue subrepticement dans "Blow Up", classique de Michelangelo Antonioni qui repasse fréquemment à la télé (tourné en 1966, sorti l’année suivante) dans une scène délirante aux côtés de Jane Birkin.

Gillian Hills, star des sixties

Publié dans musique, PEOPLE

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