Nanette Workman... Une star à découvrir en France

Publié le par Daniel LESUEUR

Choriste de renommée internationale, star au Canada et ex-compagne de Johnny Hallyday, cette flamboyante sexagénaire mérite qu'on découvre son parcours.

Elle a touché à tout (pop, rock, blues, chanson française) et à tous (Johnny Hallyday, John Lennon, Elton John, Joe Cocker et les Rolling Stones). Et pourtant en France nous sommes peu nombreux à la connaître; réparons cette injustice flagrante...

Mais d'où vient-elle?

Elle n’est pas d’ailleurs, elle est de partout, Nanette Workman, star internationale d’une éblouissante beauté, qui n’a pas pu occuper, hélas, la place qu’elle aurait méritée.

Née à New York en 1945, elle est la fille d‘un trompettiste de l’orchestre de Tommy Dorsey et d’une chanteuse de music hall. Lorsque tous deux s’étaient rencontrés, la jeune femme se produisait dans le spectacle intitulé «No, no, Nanette».

Le prénom de leur future fille était tout trouvé !

La maman est responsable d’un show télé dans lequel sa fille vient chanter dès l’âge de quatre ans. Puis Nanette va découvrir très jeune le Mississippi et sa musique, ses parents s’installant à Jackson. Le titre de l’un de ses plus récents CD est d’ailleurs « Mississippi Rolling Stone » et il est… vraiment très bien, en anglais et en français, dans un style blues bien gras et pourtant très sexy qui convient merveilleusement à sa voix rauque-rock.

Mais revenons à ses débuts…

Elle a son propre show télé à... dix ans Après avoir fait, nous l’avons vu, ses premiers pas dans l’émission télévisée de sa mère, Nanette obtient son propre show régulier à l’âge de… dix ans. Mais… comment réussir dans la vie sans vraiment se fouler ?

En 1964 elle décroche le rôle principal dans « How to succeed in business without really trying », une comédie musicale tirée d’un livre de 1952 et qui avait pris son envol à Broadway fin 1961.

La tournée permet à Nanette de se faire (un peu) connaître à travers tous les Etats-Unis. Et deux ans plus tard (1966), elle se lie d’amitié avec le chanteur Tony Roman, certes inconnu en France, mais grande vedette au Canada.

Elle le suit au Québec

Elle tombe amoureuse de cette contrée … et ses habitants tombent amoureux d’elle : elle reste quinze semaines en haut des hit-parades canadiens avec son premier disque chanté en français, « Et maintenant ».

Sans trop prendre de risques artistiques, elle enregistre, souvent en français, des adaptations des tubes anglo-saxons du moment, notamment « Paint it black » des Rolling Stones. Son impact au Québec est tel qu’elle y est élue «Découverte féminine de l’année 1967».

Son succès fait d’elle la choriste la plus recherchée

On la retrouve à Londres en 1970, vocalisant derrière John Lennon, George Harrison, Ringo Starr, Elton John ou encore Joe Cocker pour sa tournée « Mad Dogs and Englishmen » et les Rolling Stones (c’est elle, sous le pseudonyme de Nanette Newman, qu’on entend sur «You can’t always get what you want» de l’album «Let it bleed», de même que sur le 45-tours «Honky tonk women»).

Puis c’est la rencontre avec Johnny

D’abord choriste de Johnny Hallyday, elle enregistre, en 1972, « Apprendre à vivre ensemble », en duo avec l’Idole ; une initiative qui, visiblement, manquait de tact aux yeux de ceux qui connaissaient sa relation avec Johnny, qui lui-même traversait une période de turbulence dans le couple qu’il formait encore avec Sylvie Vartan.

Le temps des comédies musicales

En 1978, à Paris, Nanette tient le rôle de Sadia dans la première troupe de « Starmania » de même qu’elle sera La Diva en 1990 dans « La Légende de Jimmy ».

Et puis elle enregistre de nombreux albums, aussi intéressants les uns que les autres, notamment le 33-tours « Chaude » sur lequel figure le titre sans équivoque « Femme à musiciens » (1980)et les CD « Une à une » (1996) et « Roots and blues » (2001), pour ne citer que trois, seulement, d’une impressionnante discographie d’une vingtaine d’albums sur lesquels elle est toujours accompagnée par le gratin des musiciens internationaux... musiciens qui l’avaient côtoyée lorsqu’elle était simple choriste. Un renvoi d’ascenseur, en quelque sorte, par un assaut de galanterie.

Petit et grand écran

Au cinéma, on la verra dans huit films entre 1975 et 2001… et dans un des premiers Benny Hill (en noir et blanc) sous son simple prénom, Nanette. En 2008 elle a publié sa biographie, « Rock’n’romance ».

Nanette Workman... Une star à découvrir en France

Publié dans musique, PEOPLE

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