La mort mystérieuse de Bon Scott, chanteur d'AC/DC

Publié le par Daniel LESUEUR

Lorsqu'un artiste s'est défoncé toute sa vie, la police est moins tentée d'élucider une affaire embrouillée. Pour Bon Scott, meurtre ou conséquence d'un coma éthylique ?

Le 19 février 1980, Bon Scott, après une soirée placée sous le signe de l’éthylisme, trop bourré pour pouvoir rentrer par ses propres moyens, aurait demandé à être raccompagné chez lui.

Raccompagné par un inconnu… Inconnu pour nous. Le restera-t-il ?

Depuis le temps, on peut le craindre... Ce n'est pas au bout de trente ans qu'on réouvrira l'enquête. Or nous ne savons rien sur cet "INCONNU" qui fut présenté sous le nom d’Alistair Kinnear.

Il s’agissait en réalité d’un nom d'emprunt

Ce nom d'Alistair Kinnear avait été attribué au témoin par la police afin de protéger sa véritable identité. Mais la question qu'on est en mesure de se poser : était-il VRAIMENT un inconnu ou au contraire quelqu'un qui évoluait autour du groupe ? Aurait-on laissé, entre les mains d'un inconnu, la vie d'un type aussi célèbre (et donc aussi important, en... dollars) que Bon Scott ? Selon certains, il s'agissait d'un ami de l'ex-petite amie de Scott.

En route, Bon Scott se serait endormi dans la voiture de son ange gardien

Normal, dans la mesure où il était complètement imbibé d'alcool. "Alistair" possédait une Renault 5 (le top pour une star du rock : mourir dans une R 5 !). Ensuite on peut croire, ou au contraire ne pas croire aux déclarations faites par « Kinnear » à la police. Voici le film des évènements selon son témoignage...

Il était absolument impossible de réveiller Scott

Il est donc déjà dans un coma éthylique. Plutôt que de ramener Scott chez lui, Kinnear aurait jugé bon de l'emmener à son propre domicile, espérant qu'il se réveillerait durant le trajet. Ce qui ne fut pas le cas. Alors, n'aurait-il pas mieux valu le conduire à l'hôpital ? Au contraire, Kennear aurait alors pris la décision de le laisser cuver dans sa voiture fermée, sous une couverture pour éviter qu'il prenne froid.

Scott a passé toute la nuit dans une voiture fermée

Le lendemain matin, Kinnear serait descendu le chercher et trouvant le chanteur encore endormi, l'aurait emmené à l'hôpital où les médecins auraient constaté son décès. Officiellement la mort serait due à une asphyxie causée par ses propres vomissements. D’où le classement sans suite de l’affaire : mort par accident, et plus précisément par intoxication alcoolique.

C’était sans compter sans la rumeur

Toute mort de personnage public semble suspecte, surtout lorsque la star est aussi jeune (Bon était né le 6 juillet 1946). Les coupeurs de cheveux en quatre, dix mois avant d’invoquer la thèse d’un complot quant au meurtre de John Lennon, se firent les dents sur Bon Scott. A partir de là (et depuis 1980) trois camps s’affrontent.

Donc trois hypothèses :

- Scott serait mort d'une surdose d'héroïne (Mais franchement, héroïne ou alcool, qu’est-ce que ça change ?)

- Scott a été tué par les gaz d'échappement, notamment le monoxyde de carbone, redirigé dans la voiture, donc meurtre ou suicide ?

- Le fameux Kinnear n'a jamais existé.

Dans ce cas la thèse du complot s'impose. Le mystère reste entier depuis trente ans Bon est enterré à Freemantle (Australie) où sa famille avait émigré quand il était enfant ; la ville a érigé une statue à sa mémoire. Le groupe, quant à lui, a continué à avoir autant de succès avec un nouveau chanteur, Brian Johnson, issu du groupe Geordie. Au début, beaucoup craignaient qu’il n’ait pas l'aura de son prédécesseur. Finalement, le groupe continua sur sa lancée.

Il existe encore une autre hypothèse...

Scott était asthmatique et, cette nuit-là, la température était négative. Trop bourré pour avoir la force de quitter la voiture, il s'est endormi et ne s'est jamais réveillé. Hypothermie, tout simplement. on raconte que la R5 est tout simplement celle de Bernie Bonvoisin, le chanteur du groupe Trust. Cette version balaierait tous les mystères.

La mort mystérieuse de Bon Scott, chanteur d'AC/DC

Publié dans musique, PEOPLE

Commenter cet article