Une étude graphologique de Lady Diana grâce à son testament

Publié le par Julia DESSAUVAGE

Avec le testament de Lady Diana, nous bénéficions d'un élément particulièrement intéressant : son écriture.

La graphologie est une technique très utilisée, qui a fait ses preuves et avec laquelle on peut tirer des conclusions psychologiques, grâce à l’analyse de l’écriture manuscrite et de la signature d’une personne.

L'analyse graphologique de Diana, grâce à son testament retrouvé par le collectionneur Daniel Lesueur, renforce certains mystères, mais lève également le voile sur d’autres, notamment en ce qui concerne ses agissements publics et privés.

Un fond généreux, mais une personnalité affirmée

Si l’on observe attentivement la forme des lettres de Diana, on remarque que ses lettres arrondies sont le signe d’une féminité bien présente, d’un sens de l’altruisme et d’une évidente affection. Cependant, l’épaisseur des lettres révèle un fort appui du stylo sur la feuille, ce qui indique une forte personnalité, une puissante volonté, une énergie bien présente et une sensualité assumée. C’est également le symbole d’une grande importance des instincts dans la force décisionnelle.

La signature – simple, dénuée de paraphe et soulignée – nous pousse à penser que, malgré une certaine forme de simplicité et de modestie, la personne est fière de son statut social et en tire même une part d’orgueil.

Diana ne signant que de son prénom, on en déduit un dégoût de son nom marital et donc sans doute de son mariage avec le Prince Charles. De plus, lorsque le nom prend de la place, comme c’est le cas ici, plus le prénom est gros, plus le Moi de la personne est présent et lutte entre instincts pulsionnels (le ça) et blocages induits par l’éducation, les institutions et les lois sociales le (surmoi).

On peut donc affirmer que la générosité de Lady Di n’était pas une preuve de faiblesse ou de légèreté, mais quelque chose de réfléchi, même si nous pouvons essayer de définir les vraies raisons de cette philanthropie.

Une personnalité bien présente, mais un pessimisme omniprésent

Si l’on est en mesure de conclure que la personnalité de Diana était affirmée et relevait même d’une sorte de vanité, on sait également qu’il s’agissait de cacher un complexe d’infériorité et un mal-être. Le D majuscule relativement grand par rapport au reste inclut également une importance de soi, mais on sait que ce gonflement est souvent la cause d’un complexe d’infériorité et d’un manque de confiance dissimulés. Les lettres tracées étant assez grandes, on y lit un besoin de se faire remarquer, d’être vu et entendu des autres.

L’écriture très liée indique un besoin de convaincre, de faire ses preuves, mais aussi une continuité dans la pensée et l’activité. La direction de l’écriture est légèrement descendante lorsqu’elle est observée sur un papier dénué de ligne, révélant ainsi un pessimisme omniprésent et un découragement.

La direction de l’écriture est également essentielle : une tendance à pencher vers la gauche indique l’importance du passé, la difficulté à en faire le deuil, à se tourner vers le présent et l’avenir car elle se base uniquement sur son vécu. La signature rapprochée du texte conforte cette idée et désigne un manque de confiance en soi, un besoin des autres, de soutien, d’appartenir à un groupe.

On observe également qu’elle est située relativement à gauche et si l’on reprend la symbolique universelle gauche/droite, on a de nouveau le signe d’un attachement au passé qui cause des difficultés face au changement, à l’engagement, ce qui conduit parfois à un certain manque d’autonomie. Des conclusions évidentes Lady Diana ne s’est jamais sentie acceptée parmi la famille royale. Son dévouement aux causes humanitaires lui permettait certainement de pallier le manque d’amour auquel elle devait faire face et d’être remarquée au milieu d’un protocole où tout doit être lisse et aseptisé, ce qui convient mal à une personnalité affectueuse et libre.

Lady Di était en souffrance et sa propension à se mettre au centre des attentions, des médias, des scandales était sa façon de faire taire son inconscient manque de confiance en elle masqué par sa fierté, mais également d’acquérir un ersatz d’amour de la part du monde, amour que son mari et sa belle famille lui refusaient malgré ses multiples appels au secours muets et pathétiques.

Une étude graphologique de Lady Diana grâce à son testament

Publié dans Femmes dans l'histoire

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JeanB et graphologie 02/08/2016 15:44

Très bel article. Bien structuré et approfondi. Merci.