Une BD à redécouvrir : La Fin du monde est pour demain

Publié le par Daniel LESUEUR

Une BD de 1955 dessinée avec talent par Mathelot et scénarisée par Marijac, selon l’esprit chrétien du type « jeune fille convenable » qui était de rigueur dans «Mireille », une publication catholique destinée aux adolescentes. L’intrigue, elle, est traitée avec réalisme. Solidement charpentée, elle renvoie aux craintes que suscite l’utilisation de l’atome militaire après la deuxième guerre mondiale.

Un scénario catastrophe

"Des expériences atomiques doivent se dérouler dans la mer des Sargasses. Le professeur Doucet, soutenu inconditionnellement par Annie, sa fille, lors d’une conférence chaotique, prévoit le pire si ces explosions se produisent, soit le bouleversement global de la terre, des ouragans et du volcanisme généralisé, puis la chute des villes et la disparition de la civilisation, voire de l’espèce humaine. Il ne sera pas pris au sérieux".

A l’heure annoncée, des cataclysmes se déclenchent

Typhons, vents surpuissants, jets volcaniques intenses, surrection de nouvelles terres, engloutissement d’autres, et, en guise de couronnement, déplacement des pôles, l’Antarctique se situant maintenant sous l’équateur.

Paris n’est plus qu’un champ de ruines... les Etats-Unis, vraisemblablement, n’existent plus.

Annie et ses amis découvrent stupéfaits, au milieu de l’Atlantique sud, une nouvelle terre, en plein dégel. D’immenses os de fossiles préhistoriques émergent de la glace.

Naufragés, échoués pour un temps indéfini, ils attendront jusqu’à l’apparition inattendue d’un voilier venu se réapprovisionner en eau douce. Annie apprendra par la bouche du capitaine que partout dans le monde s’étendent des ruines. Seul ce coin de terre, comme un authentique paradis terrestre, reste viable.

Une BD à redécouvrir : La Fin du monde est pour demain

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